de Nicolas Guénet et Téhy
aux éditions Soleil
Sous-genres :
- Post apocalyptique
Scénariste :
Téhy
Dessinateur :
Nicolas Guénet
Couleurs :
Nicolas Guénet
Date de parution : avril 2002
Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 72
Titre en vo : 1
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Du grand Art pour une BD hors du commun
Le
projet YIU est né du cerveau génial de son scénariste Téhy et ce depuis
presque dix ans. Evidemment, ce n’est pas lui qui réalise tout mais, en plus d’être
au scénario, il collabore avec Guénet pour le dessin. En fait, il dessine les
premières esquisses, les premières ébauches de la BD. Puis, il laisse le soin
à Guénet d’y apporter la couleur et la touche finale qui donne toute sa valeur
à cette BD hors du commun. Pour l’historique, l’atmosphère, l’ambiance et la réalité
de son univers, Téhy se fait aider par J.M. Vee. C’est grâce à lui que l’on trouve
une véritable cohérence, une crédibilité et une logique dans ce monde ravagé de
2166, contrôlé par les consortiums religieux.
La bête est là
L’Anté-C
est né, il est sorti de sa cuve d’incubation et se prépare à dominer le monde
et à exterminer la race humaine. Le haut clergé des Frères de la Vraie Foi chrétienne
ne peut le permettre. La seule personne capable de l’arrêter est une jeune femme
de 33 ans envoyée par ces derniers avec un commando suicide. C’est une mission
dont elle pense qu’elle ne reviendra sûrement pas. Mais elle l’accepte car elle
sait que dans son job elle est la meilleure. Et surtout, si elle veut sauver son
frère, elle n’a pas le choix. Le problème est qu’avant de pouvoir atteindre son
ennemi, il faut d’abord entrer, et hélas la forteresse œcuménique de la Nouvelle
Jérusalem n’est pas qu’un simple immeuble. Mais de ce détail, YIU n’en a cure.
A couper le souffle !
Voici enfin le début de la trame principale ;
ce que l’on attend depuis qu’on a compris qu’il y aura une confrontation entre
l’Anté-C et YIU. Et tout comme les deux premiers tomes, il n’y a pas de déception.
Les peintures sont toujours aussi poignantes. Elles prennent aux tripes et l’étreinte
ne se relâche qu’une fois la bande dessinée refermée. L’alternance entre de grandes
planches et des petites ainsi que le découpage accentuent la sensation de vitesse
donnée par le scénario. C’est à couper le souffle. Téhy nous emmène vers un incommensurable
gouffre de violence, de beauté et paradoxalement d’amour car nous savons que YIU
fait tout ça pour sauver son frère. La chute n’en est que plus belle et d’autant
plus vertigineuse, mais il faut croire qu’on aime ça et qu’on en redemande. Ce
troisième tome prend son envol et le rythme de l’histoire va en s’accroissant.
A chaque dose d’amphétamines que YIU s’injecte c’est nous qui en ressentons les
effets. Tout comme les précédents tomes, la peinture de Guénet n’enlève rien au
dynamisme de cette BD qui n’en est que plus somptueuse.







