de Eric Lambert et Jean-Luc Istin
aux éditions Soleil
Scénariste :
Jean-Luc Istin
Dessinateur :
Eric Lambert
Couleurs :
Bruno Stambecco
Date de parution : juin 2004
Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 1
Titre en vo : 1
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Le mythe revisité
Jean-Luc
Istin est à l’origine de beaucoup de projets de BD traitant de l’univers
celte et plus particulièrement breton. Le tout regroupé dans la
collection Soleil Celtic aux éditions Soleil. C’est à lui donc que
l’on doit, en partie, Les Contes du Korrigan, Les Contes de l’Ankou
et Les Contes de Brocéliande. Outre le scénario, il dessine
aussi et aux côtés de Nicolas Jarry, il réalise Les Brumes
d’Asceltis.
Eric Lambert se consacre essentiellement au projet Merlin.
Après quelques tentatives en tant qu’infographe, il se lance dans la Bande
Dessinée et participe à différents projets dont un pour la
Marine Nationale. C’est à ce moment là qu’il fait la rencontre de
Jean-Luc Istin.
Merlin ou les brumes d’Avalon
Merlin continue
sa guerre contre la nouvelle religion et finit par conquérir la cité
de Lindinis. Il mène ses troupes d’une main de fer sous la conduite de
Ahes. Cette dernière attend de lui qu’il attaque l’île d’Avalon (île
mystérieuse nimbée de brume et de brouillard seulement accessible
à certains élus) où résident des prêtresses
de l’ancien culte et où se trouve le Graal. Le dieu Nuada s’y refuse et
devra combattre Merlin en duel. Malheureusement pour les habitants de cette île,
un chevalier ou plutôt un dragon à la solde de Ahes a investi les
lieux. Pour se défaire d’une malédiction il doit trouver le Graal,
ce que le père Blaise ne peut permettre.
Le mythe du Graal renouvelé
et ré-exploité
Istin monte doucement son scénario.
Il joue avec les époques pour nous projeter soit dans l’avenir, car c’est
le vieux Merlin qui nous conte cette histoire, soit dans l’apprentissage de Merlin
auprès de Blaise pour enfin revenir au présent de l’histoire là
où il l’a laissée. On pourrait quand même se demander où
il veut en venir et surtout combien de temps va durer cette saga car après
cinq tomes on ne voit toujours pas une ébauche de conclusion. Istin connaît,
malgré tout, très bien son sujet et joue avec les symboles de la
mythologie celte et Arthurienne. Il refaçonne à son idée
et se réapproprie le conte du Graal. On est quand même plus proche
de la tradition celtique que chrétienne. Les puristes du genre vous diront,
quand même, qu’il massacre et mélange tout. Je pense, personnellement
que même si cela n’a rien à voir avec le mythe originel, Istin propose
une histoire et une vision de Merlin et du Graal originale.
Les dessins
d’Eric Lambert gagnent en maturité et en profondeur, tome après
tome. Il suffit de comparer le tout premier et celui-ci pour voir la différence.
Avec un souci de réalisme et de netteté, il manque cependant de
précision et de détail pour tous les personnages en arrière
plan. Les pleines planches sont superbes et le tout, ravivé par les couleurs
de Bruno Stambecco, donne à cette BD un petit quelque chose en plus qui
force le respect.







