de Andy Kubert et Neil Gaiman
aux éditions Marvel France ,
collection 100% Marvel
Scénariste :
Neil Gaiman
Dessinateur :
Andy Kubert
Couleurs :
Richard Isanove
Traduction :
Laurence Belingard
Date de parution : avril 2004
Inédit
Langue d'origine : Anglais US
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 108
Titre en vo : 1
Parution en vo : janvier 2003
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Les Héros remontent le temps
Neil Gaiman est un auteur très prolifique, aussi bien dans les romans que pour
la BD. Il fait ses premières armes en tant que journaliste dans la musique pop.
Puis dans le milieu des années 80, il est sélectionné pour travailler chez DC.
Il est chargé de remettre au goût du jour des personnages et des séries méconnues
de l’éditeur. De ce dépoussiérage en sortira The Sandman qui connaîtra,
outre-atlantique, une renommée extraordinaire pendant plus de cinq ans avec plus
de 75 épisodes au total. Actuellement, cette série est éditée en France chez Delcourt.
Son premier roman, De Bons Présages, il le cosigne avec un maître, Terry
Pratchett. Puis il viendra à écrire Stardust ou encore American Gods. Avec
Coraline, il écrit aussi pour la jeunesse et c’est à lui aussi que l’on
doit Neverwhere. Avec 1602, c’est un retour aux sources vers le comics
grand public.
Andy Kubert a fait ses débuts chez DC où il a travaillé
sur des séries comme Batman vs Prédator ou encore Adam Strange et
Doc Savage. Il rejoint Marvel en 1990 et s’attèle, pendant plus de six ans
aux X-men puis à Wolverine. Avec un style bien particulier, c’est
à lui que l’on doit la somptueuse Maxi série sur les origines de Serval, il prouve
qu’il sait évoluer et s’améliorer. Grâce à 1602, il montre une fois de plus qu’il
reste à la hauteur de ses prétentions.
Et si l’univers Marvel n’était
pas celui qu’on connaissait
L’Angleterre, 1602. Le règne de la reine
Elizabeth 1er touche à sa fin et des jours néfastes sont à prévoir. Depuis quelques
temps le pays est secoué par un orage peu ordinaire et d’autres phénomènes inexpliqués.
Des êtres aux pouvoirs surnaturels apparaissent un peu partout et l’Inquisition
d’Espagne menée par le grand inquisiteur a du travail à faire surtout qu’un
homme du nom de Carlos Javier a décidé de les protéger. De son côté, Sir Nicholas,
responsable des services secrets de sa majesté, a chargé un certain Matthew, un
troubadour aveugle, de récupérer une cargaison transportée par les Templiers.
Le docteur Stephen Strange assiste à tout ceci grâce à ses pouvoirs occultes.
Aidé de son assistante Cléa, il parcourt la Terre sur le plan astral et assiste
à ses différents événements. En Latvérie, le comte Otto Von Fatalis rêve de conquérir
l’Angleterre à la mort de la reine, c’est pourquoi il s’y emploie par tous les
moyens. Il semble que tous ces événements soient liés pour annoncer quelque chose.
Mais quoi ?
Gaiman et Kubert, un duo de choc qui rend hommage à
l’univers Marvel
Voici l’univers Marvel tel que vous ne l’avez jamais
vu. Vous l’avez bien compris, on retrouve nos héros transposés à une autre époque
mais qui ont l’air de faire face aux même problèmes. Le premier réflexe que l’on
a en parcourant cette BD est de retrouver qui est qui. Puis viennent l’expectative,
l’appréciation et l’attente. Le scénario de Gaiman est très complexe, on ne voit
toujours pas où il veut en venir à la fin du premier tome. Fidèle à l’univers original,
il y apporte pourtant sa touche personnelle et c’est ce qui fait sa particularité.
On découvre étape par étape, planche après planche, les plis et les reliefs d’un
étrange univers qui nous semblait pourtant familier.
Les dessins de Kubert
sont à la hauteur et donnent à cette réalité une crédibilité et une tangibilité
surprenante. Chaque planche, chaque détail à son importance. Le trait fin et fluide
qu’il a acquis au fur et à mesure des ans illustre très bien l’atmosphère sombre
de cette époque. Il faut s’y reprendre à plusieurs fois pour pouvoir l’apprécier.
C’est grâce à des dessinateurs comme lui ou comme Alex Ross ( JLA : Justice
et liberté, Kingdom come) que le comics peut prétendre à ses lettres de noblesse.







