de Katsura Hoshino
aux éditions Glénat
Auteurs :
Katsura Hoshino
Traduction :
Sébastien Bigini
Date de parution : mai 2010
Inédit
Langue d'origine : Japonais
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 200
Titre en vo : D Gray man
Cycle en vo : D Gray man
Parution en vo : 2004
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Un manga classique dans son déroulement, mais à l’univers original
Exorcistes contre démons
La congrégation de l’ombre mène une lutte sans relâche pour contrer les plans du comte millénaire. À la tête du clan Noé, celui-ci œuvre à la destruction du monde et lève des légions d’Akuma, des armes démoniaques dont les âmes tourmentées sont la matière première…
Les exorcistes sont une classe de combattants ecclésiastiques compatibles avec l’Innocence, le cristal divin qui seul est capable de détruire les Akuma. L’un de ces compatibles, Allen, en vient à combattre ces monstres et, après de nombreuses épreuves, apprend que l’esprit du quatorzième membre du clan Noé sommeille en lui. Il est alors confié à la bonne garde de l’Administration Centrale Vaticane.
Exorcisme à la sauce japonaise
Cette série assez originale au départ met en scène des exorcistes luttant contre les démons : on suit les aventures du héros qui, comme dans tout bon shônen qui se respecte, évolue et devient plus fort au fil des combats. L’intérêt de cette série tient dans l’inventivité dont fait preuve l’auteur au niveau des armes dont disposent les exorcistes, et dans le cadre européen, avec des créatures et un bestiaire occidentaux. Les dessins sont agréables, les décors bien rendus, et la tonalité de la série est globalement assez sombre.
Les personnages sont fouillés, les péripéties s’enchaînent bien, et l’organisation du récit est progressive, avec son lot de mystères (qui est le comte millénaire ?) et de non-dits. On regrettera tout de même une tendance à la surenchère dans les différents monstres et niveaux des armes : on a parfois l’impression d’être dans un jeu vidéo où les personnages gagnent des niveaux et des compétences, à mesure qu’ils gagnent de l’expérience. À part ça, la série se déroule sans temps morts, et ne tire pas trop en longueur, pour le moment.
Une série globalement réussie, à l’univers singulier dans la production japonaise habituelle. Les amateurs d’univers sombres et violents, sans trop de manichéisme, devraient y trouver leur compte !








