de Kev Hopgood et Dan Abnett
aux éditions Bulle Dog
Sous-genres :
- Fantasy
Scénariste :
Dan Abnett
Dessinateur :
Kev Hopgood
Traduction :
Eric Bufkens
Date de parution : octobre 2003
Inédit
Langue d'origine : Anglais US
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 135
Titre en vo : 1
Cycle en vo : Guin Saga
Lire tous les articles concernant Kev Hopgood ou Dan Abnett
A oublier…
L’album
dont nous allons parler est un peu particulier. En fait, il s’agit d’une reprise
d’une histoire publiée sur le monde imaginaire et moyenâgeux de Warhammer,
appartenant à la société Games Workshop. Depuis quelques années, cette entreprise
britannique développe des jeux dans cet univers au point d’avoir aujourd’hui des
centaines de magasins dédiés dans le monde (dont pas mal en France). Les passionnés
se comptent par milliers et achètent à cette société règles, figurines (pour jouer
avec les règles) et publications de tous types. Ces dernières sont en fait des
histoires développées dans le monde de Warhammer (et dans d’autres) et
rassemblées en BD ou en livres en Angleterre et dans les pays anglo-saxons sous
une collection : la Black Library. Jamais vraiment traduite en France,
la Black Library n’était accessible pour les fans hexagonaux qu’en version
originale. Les éditions Bulle Dog ont donc eu l’idée de publier dans la langue
de Molière un des titres de la Black Library : Darkblade.
L’elfe
noir sans âme
Malus Darkblade n’est pas franchement un enfant de chœur.
Elfe noir, il dirige une petite troupe de guerriers cherchant à faire fortune
dans des aventures les plus diverses. Sa vie va basculer lorsqu’au terme d’un
âpre combat il pénètre dans une tour délabrée et libère un démon. Celui-ci se
retrouve dans le corps de Malus et l’oblige à partir en quête de cinq reliques
pour le libérer. Un voyage aux épreuves terribles et dans lequel Malus perdra
son âme avant de tenter de la récupérer…
Des soucis d’adaptation
Si
le graphisme peut révéler de temps à autre quelques belles surprises (avec une
nette influence des comics américains), et si le scénario est, on peut le dire,
calamiteux (si, si), le principal problème de cet album est celui de l’adaptation
de l’histoire au lectorat français. A l’origine Darkblade doit sans doute
avoir été publié en épisodes de quatre à six pages dans un des journaux de Games
Workshop. Conséquence : à chaque « chapitre » est répété le leitmotiv de la série
avec quelques lignes pour résumer l’histoire (lassant). Conséquence également,
chaque épisode comporte son lot d’action avec un manque flagrant de profondeur.
Résultat l’histoire met souvent le turbo et l’on saute d’une aventure à l’autre
sans que le récit ne prenne un peu de corps au passage. Publié tel quel, l’ensemble
est bien vide et illustre la difficulté de publier une histoire à épisodes en
un seul volume. Darkblade passe complètement à côté de son sujet. Un album
à oublier.







