de J. K. Rowling
aux éditions Gallimard ,
collection Jeunesse
Auteurs :
J. K. Rowling
Date de parution : octobre 2007
Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 810
Age minimum : 9 ans
Lire tous les articles concernant J. K. Rowling
Un dernier tome très attendu
Comment Harry Potter va exactement là où on l’attendait
Harry Potter a connu six succès, six best-sellers et trois camps. Le premier, celui des fans, attend avec impatience chaque sortie, dort devant les Virgin, parle des personnages comme de vieux amis. Le second snobe allégrement toute discussion, ricane, pastiche, s’agace…Le troisième – dont je fais partie – reste sur une impression mitigée. Harry Potter, trois bons premiers tomes, trois tomes un rien poussifs par la suite et une fin qu’on attend tranquillement…
J’arrête là, j’aurais l’air de me justifier…
Quitte à me prendre quelques Waylander en pleine tête, Rowling a le même talent que Gemmell : oui, ses histoires sont énormes, ses personnages caricaturaux, non, elle n’a rien inventé. Mais les ficelles sont si bien enchevêtrées qu’on oublie qu’elles sont grossières.
Revenons-en à Harry, cet ado insupportable, cet enfant de la prophétie (12540e du nom) détenteur de l’épée magique (numéro 15237) ou de la pierre noire (dans la tour blanche ?).
Harry est effectivement face à son destin, dans ce tome-ci.
Premier point : ses lecteurs ont grandi avec lui. Ils sont capables de comprendre des concepts peu accessibles à un enfant de onze ans qui lirait les sept tomes à
Là, évidemment, l’auteur n’a pas pu reculer et il a fallu expliquer. L’ensemble est tout à fait crédible et pensé. On file de page en page pour en savoir plus, encore et encore. Ce dernier tome, mature, bien mené, se lâche difficilement.
Par conséquent, il y a une explication plutôt fumeuse à propos des baguettes magiques et de leur pouvoir, de l’implication des sorciers dans leur utilisation…Le duel de fin ressemble, alors, à une mauvaise scène de films de cape et d’épée (« ah ah ah tu ne savais pas qu’en fait, j’avais caché le coffret dans le giron de la cousine de la belle-sœur du concierge que tu avais soudoyé, méchant Comte noir et cruel ! »).
Dernier point agaçant : chacun révèle à Harry ce qu’il a besoin de savoir, dans les cent dernières pages. Mais si on accepte les règles du jeu, cette faille peut s’avérer être une force et la lecture se déroule sans encombre (ne vous attendez pas, de toutes façons, à être surpris. Ce n’est pas le but.).
Nous quittons Harry Potter et ses amis, définitivement et il reste une dernière question : que pourra écrire Rowling, après un tel succès ?







