de Erik Larsen et Erik Larsen
aux éditions Semic ,
collection collection image
Scénariste :
Erik Larsen
Dessinateur :
Erik Larsen
Couleurs :
Steve Oliff
Date de parution : avril 2004
Inédit
Langue d'origine : Anglais US
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 1
Titre en vo : 1
Cycle en vo : Guin Saga
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Pas franchement le meilleur moyen de découvrir Hellboy
Avec
la sortie de Hellboy sur grand écran,
ActuSF a décidé de vous faire connaître
un peu mieux ce démon né sous la plume
de Mike Mignola, et qui s’émancipe ici de son
créateur pour aller tutoyer Savage Dragon dans
les faubourgs de Chicago. Rencontre au sommet donc,
de deux poids lourds des comics des années 90,
de deux univers graphiques et scénaristiques
décadents qui ont participé à la
cure de jouvence de la BD d’outre-atlantique avant de
devenir eux-mêmes des standards.
D’un
côté, il est beau (enfin non il est moche,
mais on l’aime comme ça), il est rouge, il a
une grande gueule, une queue de démon mais plus
de cornes (il les a arrachées), il est immortel,
et il a un bras métallique surpuissant, j’ai
nommé : Hellboy. Enfanté par Mike Mignola,
cet expert du comics dont les encrages et le trait ’épuré’
ont fait tant d’émules, Hellboy est devenu une
nouvelle idôle. Invoqué par les nazis en
44, le démon se retourne rapidement contre ses
maîtres avant d’intégrer le Bureau of
Paranormal Research & Defense (BPRD), où
il officie en tant que spécialiste de l’élimination
des zombies, vampires et autres morts-vivants en tout
genre.
De
l’autre côté du ring, il est grand, il
est vert, il a une crête sur le crâne, une
carrure à faire passer Superman pour Woody le
cowboy, il développe une immunité rapide
à tous les super-pouvoirs des super-vilains qui
se mettent sur son chemin, c’est Savage Dragon. Né
sous la plume d’Erik Larsen qui réalise ce numéro
de la collection image, Savage Dragon est une sorte
de géant vert sympa, tourmenté par une
vie privée chaotique, mais dont le boulot au
sein de la police de Chicago, l’aide à oublier
les affres du quotidien. Confronté à des
histoires toutes les plus improbables les unes que les
autres, le voici associé à Hellboy, dans
sa lutte contre le syndicat du crime de Chicago : le
Cercle Vicieux.
Pemier
son de cloche : voyons voir lequel de ces deux poids
lourds, chargés de cohabiter le temps d’un album,
se tirera le mieux de l’affaire à venir...
Adolf
Hitler en singe télépathe
Le
projet renaissance qui devait redonner vie à
Cyberface, le chef très contesté du Cercle
vicieux de Chicago, a échoué. Dans une
ultime tentative pour sauver Cyberface, Abner Cadaver
fait appel à tous les non-morts qu’il sait réunir.
une invocation qui ne passe pas inaperçue dans
les rues de Chicago qui ne tardent pas à grouiller
de zombies et vampires en tout genre. Une faune qui
attire irrémédiablement l’intérêt
d’un certain Hellboy.
Pendant
ce temps, Brainiape, gorille cyborgue aux pouvoirs mentaux
effrayants est chargé d’éliminer Savage
Dragon dont la présence ne peut plus être
tolérée par le Cercle vicieux qui a trop
longtemps tourné en rond, et qui doit retrouver
le chemin du crime et de la terreur. Sauf que Hellboy
se mettra sur le chemin du singe télépathe,
lui rappelant les douloureux souvenirs qui l’ont vu
naître, lui, reste dégénéré
du führer, passablement démembré
par Hellboy lui-même en 1952. Qu’à cela
ne tienne : grâce à ses pouvoirs, Brainiape
va tenter de dresser Savage Dragon contre Hellboy pour
les faire s’entretuer.
Victoire
par KO du géant vert de Chicago
Ce
dix-huitième numéro de la collection Image
ne restera pas dans les annales. L’histoire qui nous
est contée ici par Erik Larsen, si elle est
toujours teintée de ses qualités de provocateur,
manque singulièrement d’intérêt
intrinsèque. Alors bien sûr : voir le cerveau
tout nu d’Hitler qui se fait la malle en agitant ses
lobes piriformes, ou les pirates morts-vivants qui squattent
l’estomac d’un monstre marin franchement ridicule, ou
encore Hellboy et Savage Dragon obligés de visiter
une intimité nauséabonde du même
monstre afin de respirer au grand air... ça m’a
fait marrer. Je ne me suis pas dilaté la rate
trop fort quand même, mais ça m’a fait
marrer. Pour le reste, il n’y a pas grand chose à
garder de cette cohabitation éclair entre nos
deux super-héros. Sauf que Savage Dragon avait
clairement l’avantage dans cette histoire.
On
passera sur l’histoire courte de Ricochet et Rapture
qui clôt ce volume, histoire sans aucun intérêt
si ce n’est celui de présenter la première
femme (celle qui lui donnera un fils) de Savage Dragon.
En définitive, le géant vert terrasse
allégrement le diable rouge dans ce volume qui
offre plutôt une occasion de se familiariser avec
l’univers d’Erik Larsen que de profiter de celui de
Mike Mignola. Gare donc à la tromperie de la
couverture de ce dernier et au titre "Hellboy"
de cet album qui aurait franchement mérité
de voir figurer Savage Dragon au premier plan.







