de Didier Cassegrain
aux éditions ActuSF
Dessinateur : Didier Cassegrain
Date de parution : janvier 2000 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : interview par mail
Nombre de pages : 1
Titre en vo : 1
Cycle en vo : Guin Saga
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Interview du dessinateur de Tào Bàng
ActuSF : Votre biographie évoque une orientation très rapide vers le
dessin dans vos études. Cela signifie, j’imagine, que vous avez toujours dessiné ?
Vous vous souvenez d’où vous vient cet intérêt
pour le dessin ?
Didier Cassegrain : Je ne me souviens plus très bien. J’ai commencé à dessiner
dès la maternelle. Il fallait d’ailleurs que les instituteurs interviennent
pour que je fasse autre chose. Avant d’être un intérêt, le dessin était pour
moi, petit garçon introverti, un refuge et ensuite un moyen d’expression. Et
cela a duré pendant toute ma longue et
laborieuse scolarité pendant laquelle je n’ai jamais eu ni l’idée ni l’envie
d’en faire mon métier. C’est en quittant le lycée sans mon bac et sur les conseils
d’un prof que j’ai atterri par hasard aux Gobelins où j’ai découvert un métier
dans le dessin animé.
ActuSF : Evoquons vos influences. Y’a-t-il une BD ou un auteur, ou même
un dessin animé, qui vous ait marqué dans
votre jeunesse ? Et si oui pourquoi ?
Didier Cassegrain : Avant les Gobelins, je ne connaissais rien d’autre
que les classiques (Tintin, Astérix,
Gotlib...). Ensuite, j’ai découvert et apprécié l’impertinence des Innommables,
le monde de Loisel, la maîtrise du dessin et de la peinture de Frazetta puis
beaucoup d’autres peintres orientalistes et illustrateurs américains (N.C.
Wyeth, Howard Pyle etc... et plus récents, Bisley, Mignola, Carlos Nine, de
Crécy...).
ActuSF : Vous avez pas mal travaillé en animation, au point d’y retourner
après
le premier tome de Tào Bàng. Qu’est-ce qui vous plait dans le travail
du dessin animé ?
Didier Cassegrain : Pendant
près de 15 ans, mon métier a été le dessin animé que j’ai toujours exercé jusqu’à l’an
dernier. J’ai simplement continué le dessin animé en même
temps que le tome 1 de Tào Bàng, ce qui a posé des problèmes de temps
entre les deux tomes.
ActuSF : Qu’est-ce que ce travail vous apporte lorsque vous réalisez
une bande dessinée
?
Didier Cassegrain : Ça aide à donner du mouvement aux personnages.
ActuSF : Revenons sur Tào Bàng. Je crois que c’est la rencontre
de Fred Blanchard et d’Olivier Vatine qui a donné naissance à la série. Comment
s’est
faite cette rencontre ?
Didier Cassegrain : Je les ai rencontrés tous
les deux en même temps, lorsque je suis entré dans une petite boîte de dessin
animé où ils travaillaient déjà. Ça remonte à 14
ans.
ActuSF : Pourquoi être retourné dans l’animation après ce premier tome
?
Didier Cassegrain : Je n’ai jamais vraiment quitté l’animation comme
je l’ai dit plus haut. Je m’étais engagé, entre autre, sur le long métrage
de Corto Maltèse, qui avait débuté à la fin de Tao 1 et qui a duré plus
de cinq ans.
ActuSF : Et pourquoi être revenu sur la série ensuite ? Cela
veut-il dire que vous allez continuer la BD ?
Didier Cassegrain : C’est
après avoir goûté à la BD et à la fin de Corto que j’ai décidé de terminer le
tome 2 et de me consacrer uniquement à la
BD.
ActuSF : Quelles techniques utilisez-vous et comment travaillez vous
?
Didier Cassegrain : Le tome 1 était fait en couleur directe (peinture
acrylique et trait au stylo bille). J’ai beaucoup aimé travailler la peinture
mais le tracé du stylo ne me convenait pas. C’est pour ça que j’ai voulu garder
mon trait de crayon visible sur le tome 2 grâce au scan et à l’ordinateur.
Ensuite, j’ai choisi, naturellement, de faire la couleur sur Photoshop.
ActuSF : Quels sont vos projets ?
Didier Cassegrain : Je continue
de travailler sur Tao Bang. Le tome 3 sera un one shot ainsi que les tomes
qui suivront. Et je suis aussi sur un nouveau cycle de Carmen
Mc Callum avec
Fred Duval.







