de Frasier et Jewel
aux éditions Dargaud ,
collection Fiction
Un deuxième tome remuant
Les
amateurs de romans de science-fiction et de jeux vidéos les connaissent
déjà peut-être sans le savoir. Jewel et Frasier ont notamment
signé la couverture du numéro 25 de la revue Bifrost et ont
travaillé respectivement et ensemble depuis 1997 dans l’illustration pour
le jeu de rôles, dans la publicité, dans les couvertures de romans
jeunesse et dans le monde du jeu vidéo. Passionnés de BD, ils vont
en toute logique proposer ensemble un projet à Dargaud : Le Passeur
des étoiles dont le premier tome est sorti en mars 2002 sur un scénario
de Sofia, une spécialiste du droit et de la condition juridique des affranchis
à Rome.
Ping-pong pour le Gambit
Jason Abéon
est à lui seul un enjeu galactique. Il est un Gambit, un homme aux facultés
particulières très utiles pour voyager dans l’espace. Le seul hic,
c’est que les gens dans son cas sont très peu nombreux et que du coup beaucoup
de monde s’intéressent à lui. De retour d’une planète prison,
il a très vite la fédération, les mercenaires, la caste des
marchands et son cousin (ignoble et abject) sur le dos. Difficile dans ce cas
de rejoindre sa fille comme il le voudrait. Jason va devoir nager en eaux troubles
et malgré son intelligence, il ne sera pas toujours maître de la
situation…
Dans tous les sens
Ce deuxième
tome du Passeur des étoiles est un véritable ping-pong. Les
différentes parties mettent tour à tour la main sur Jason avant
de le perdre, de le poursuivre à nouveau et de s’affronter entre elle.
Lui-même leur rend la tâche difficile en poursuivant ses propres buts et
en passant son temps à tenter de s’échapper, à réussir
parfois avant d’être repris et de recommencer. Autant dire que l’action
prédomine dans ce nouveau tome au point parfois d’être un peu lassant.
De fuites en poursuites, de coups bas en complots, on a l’impression de ne pas
avancer énormément dans l’intrigue. Certes on voit désormais
mieux se dessiner la carte de la diplomatie globale de cet univers avec les différentes
forces en présence mais on a le sentiment d’un volume de transition avant
que tout ça ne prenne sans doute (espérons-le) sa véritable
dimension dans la suite de la série. Côté dessins, on râlera
un peu face à certaines cases visiblement peu fignolées. Dommage.
Jason est un volume peu emballant qui se lit toutefois sans déplaisir.







