de Giancarlo Alessandrini et Vincenzo Beretta
aux éditions Albin Michel
Scénariste :
Vincenzo Beretta
Dessinateur :
Giancarlo Alessandrini
Couleurs :
Giancarlo Alessandrini
Date de parution : octobre 2003
Inédit
Langue d'origine : Italien
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 52
Titre en vo : 1
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De
la fantasy classique…
… pas désagréable mais pas révolutionnaire
non plus
Vincenzo
Beretta est l’auteur de plusieurs scénarios pour les séries de comics
Martin Mystère (avec Alfredo Castelli et comme dessinateurs, Rodolfo
Torti et, déjà, Giancarlo Alessandrini) depuis 1995, Zona X
(depuis 1994), Nathan Never (depuis 1995) et Jonathan Steele (2002).
Giancarlo Alessandrini a une longue et fertile carrière derrière
lui, depuis 1973 (avec la série ANNI 2000), il a participé,
entre autres, aux séries Lord Shark (1975), Un Uomo un’avventura
(1977), Ken Parker (1977-1980), et Martin Mystère (à
partir de sa création, en 1982)... Le premier épisode d’Outremer
est paru en 2001, et a déjà été traduit en plusieurs
langues.
Outremer est un monde où, jusqu’à une date
récente, de nombreux petits états cohabitaient plus ou moins en
paix. Mais une guerre contre les Républiques du Sud éclate, et les
alliances n’y résistent pas… Mais peut-être ne s’agit-il pas
seulement d’une question de politique, ce qui voudrait dire que d’autres forces
sont à l’œuvre.
Tant de choses à faire…
A
peine arrivées à Khor, les trois filles sont séparées
: du fait de ses origines, Lucrèce est considérée comme suspecte
et confinée sur l’un des vaisseaux de la flotte, et même les efforts
d’Arianne ne permettront pas de la libérer. Céline renoue avec les
intrigues et mène son enquête sur la menace qui pèse sur la
ville, voire sur l’ensemble d’Outremer. Arianne, malgré ses réticences,
va peut-être devoir renouer avec le commandement d’une armée. Elle
est la seule qui pourrait empêcher une débâcle des forces cantonnées
à terre. Ou peut-être pas… Et si la victoire venait de l’endroit
le plus inattendu ?
Très jeu de rôle
Si le premier
tome était dans les tons bleus, les bruns chauds et les ocres dominent
nettement dans celui-ci. L’unicité des couleurs est plaisante et ajoute à
la cohérence de l’album, qui s’accorde bien avec l’ambiance orientale (un
mélange de byzantin et de cités du désert) de Khor.
Malheureusement,
malgré la profondeur qui commence à être donnée aux
héroïnes, on a encore nettement l’impression de se trouver dans un
jeu de rôles avec des personnages stéréotypés (une blonde,
une brune, une rousse, une guerrière, un mage, une voleuse/diplomate, une
immortelle, une…). Les intrigues commencent à prendre forme, mais
on ne comprend pas encore vraiment ce qui se passe. Bref, il reste beaucoup à
faire aux auteurs pour donner une réelle consistance et un réel
intérêt à la série, mais le coup de théâtre
final augure bien de la suite.







