de Benoît Lacou et Claude Ecken
aux éditions Hors-Collection
Scénariste :
Claude Ecken
Dessinateur :
Benoît Lacou
Date de parution : janvier 2002
Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 1
Titre en vo : 1
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Une bonne BD historique avec un auteur de SF au scénario
S’il
nous fallait un lien sur ce site de science-fiction pour parler Du Diable au
Port, ce serait son scénariste. En effet, celui-ci est tout simplement
auteur de science-fiction. Depuis plusieurs années il a publié plusieurs
nouvelles dans des revues et des anthologies. Et comme David
Calvo avec Kaarib, il a choisi
de s’essayer à la Bande Dessinée. La curiosité étant
l’un de nos points faibles, nous avons nous choisi d’aller jeter un œil à
ce Diable au Port, un album puisant dans l’histoire son inspiration.
Un passager clandestin transformé en médecin.
Ecken et Lacou nous plongent au XVIIIème siècle. Engagé sur
un navire en tant que passager clandestin, un jeune médecin poursuit de
sa vengeance le fieffé escroc qui a ruiné son père. Mais
la peste se mêlant à l’histoire, notre héros ne peut pas régler
ses comptes tout de suite. Le navire est rapidement mis en quarantaine et les
morts se succèdent à bord. Découvert, le clandestin doit
alors jouer les médecins de bord, celui qui occupait le poste ayant succombé
à la maladie. Heureusement, la présence d’un gentleman sur le bateau,
et surtout de sa fille, lui permet de passer quelques heures agréables.
Derrière cette histoire, il y a la crainte pour le commandant et les affréteurs
que la marchandise de grande valeur soit brûlée pour éviter
tout risque d’épidémie. En bons capitalistes inconscients, ils feront
tout pour cacher la gravité de la maladie et sauvegarder leurs profits,
quitte à risquer de contaminer la population.
Bien mais sans
plus
Le Diable au Port possède une histoire sympathique.
Lacou et Ecken parviennent à nous tenir en haleine avec cette affaire de
peste. Débarquera, débarquera pas ? L’enjeu est bien évidemment
de taille. La vengeance du héros passe au second plan durant une bonne
partie de cet album. Pour le reste, on regrettera simplement sa droiture. Quelque
part, cet homme là est trop parfait (jeune, beau, intelligent, costaud…).
Cela nous empêche de nous identifier vraiment à lui. Quant aux dessins,
ils n’emporteront sans doute pas l’adhésion du plus grand nombre. Mais
ici, c’est affaire de goût. Une bonne BD mais sans plus.







