de Joël Jurion et Thierry Cailleteau
aux éditions Vents d’Ouest
Sous-genres :
- Fantasy
Scénariste :
Thierry Cailleteau
Dessinateur :
Joël Jurion
Couleurs :
Sandrine St. Jore
Date de parution : avril 2004
Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 48
Titre en vo : 1
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Dernière volet de la saga Anachron qui mélange fantasy et S-F
Thierry
Cailleteau débute en bande dessinée avec Olivier Vatine qu’il a
connu sur les bancs du lycée. Quelques années plus tard, ils se
lancent dans l’aventure Aquablue qui remporte d’emblée le succès
que l’on sait. Il fait un petit détour par le western avec 500 fusils (Delcourt)
avant de se lancer dans la science-fiction avec Cryozone (Delcourt). Cryozone,
dont l’histoire se déroule sur deux tomes, reste l’une de ses meilleures
séries, et la mise en image de Bajram y est pour beaucoup. Il se tourne
ensuite vers la fantasy avant de reprendre la série plus réaliste
Wayne Shelton succédant ainsi à Jean Van Hamme. Anachron est la
première série de Joël Jurion, l’occasion pour le lecteur de
voir évoluer le trait de ce jeune dessinateur.
Batailles, monstres,
nains, prophétie and co…
Le non-Nommé, maintenant
en possession de tous ses pouvoirs, a réuni ses troupes pour pouvoir enfin
asservir les peuples de la planète Anachron. Il lance sa première
attaque sur Norpath alors que tous les chevaliers sont absents. Du côté
des forces du bien, tout semble bloqué pourtant les vaisseaux dépêchés
sont prêts à intervenir, ils n’attendent plus que l’ordre de l’Alliance,
qui tarde à venir. Nos amis sont en bien mauvaise posture. Partis solliciter
l’aide des nains, ils se retrouvent en prison. Seul le barde Falgant semble ne
pas être stressé par la situation plus que périlleuse dans
laquelle le monde se trouve.
Une fin décevante pour une série
dont le premier tome était prometteur
Voilà une série
qui avait très, très bien commencé. Le premier tome nous
avait surpris et intrigué. Qu’allait pouvoir devenir une série qui
mélangeait allègrement la science-fiction et la fantasy ? Avec la
fin de ce premier cycle, nous avons notre réponse : pas grand chose. L’humour
des auteurs ne prend plus pour cause de saturation des gags à répétition
(on commence à en avoir marre de la princesse hystérique), les personnages
prometteurs sont devenus inexistants, ainsi Varegua et le capitaine Pavlova, le
barde est un ersatz de Gandalf. On nous refait le coup de l’épée
brisée que l’on reforge, on ne se doutait absolument pas que la princesse
serait la vraie héritière (c’est pas possible !), tout le peuple
magique que l’on n’a quasiment pas vu avant se réunit : Nains, Elfes pour
combattre les Trolls et autres Orques. Trop, c’est trop, à force de faire
des clins d’œil appuyés au jeu de rôles et à la littérature
de fantasy on tombe dans le cliché et çà fait mal. Marre
des bardes-magiciens, marre des elfes, nains, toujours sur le même stéréotype
qu’aucun sel ne vient relever. Il est vraiment dommage que sur un début
aussi prometteur, on se retrouve avec une fin aussi conventionnelle, surtout par
le scénariste d’Aquablue qui, sincèrement, nous avait habitués
à mieux. Peut-être ai-je tout simplement dépassé la
limite d’âge pour trouver encore un peu de goût à cette série
? Ou peut-être avais-je mis trop d’espoir dans une série qui du coup
ne pouvait que me décevoir ? Dommage en tout cas que la sauce n’ait pas
pris, j’aurais bien voulu…







