de Frantz Duchazeau et Pierre Veys
aux éditions Dargaud
Sous-genres :
- Fantastique
Scénariste :
Pierre Veys
Dessinateur :
Frantz Duchazeau
Couleurs :
Anne-Marie Ducasse
Date de parution : septembre 2004
Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 46
Titre en vo : 1
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« Les petits cimetières, c’est comme les épiceries de quartier : on paye plus cher que dans les grandes surfaces, mais on s’y retrouve question fraîcheur »
Frantz
Duchazeau a débuté sa carrière de dessinateur par la
presse, travaillant pour les journaux du groupe Disney
et au magazine Spirou. Il monte son premier projet de
bande dessinée Igor et les Monstres que Dargaud
accepte et publie en 2002. Depuis, il peut se targuer
de figurer au catalogue de la collection Poisson Pilote
avec le diptyque La Nuit de l’Inca, une histoire
sensible et poétique scénarisée par Velhmann, et avec
le premier tome de Gilgamesh, également prévu
pour être un diptyque, qui nous conduit au cœur des
légendes mésopotamiennes. Pierre Veys est quant à lui
un docteur ès décrassage de zygomatiques. Sa spécialité
c’est l’humour et sous toutes ses formes. D’abord auteur
de pièces pour la troupe de café théâtre MacPochtron
And The Cuitos Brothers, il écrit ensuite pour l’émission
de France 3 La Classe et pour Jean-Marie Bigard, avant
de trouver son bonheur dans la bande dessinée. Il rédige
des nouvelles et des gags pour Fluide Glacial avant
que ne soit publiée sa première bande dessinée Baker
Street (Delcourt), qui parodie le célébrissime Sherlock
Holmes. Dès lors, il est lancé et les séries s’enchaînent
: Space Mounties (Le Lombard), Les Avatars
(Dargaud), Le Maître détective (Delcourt) et
enfin Arthur et Merlin (Soleil).
« - Le manège s’est
détaché ! Horreur - Et voilà : on peut faire son marché… Tout un choix d’organes
frais pour pas un rond »
La vie n’est pas un long fleuve tranquille
pour Muscardin, maire de la commune dans laquelle ont choisi de s’installer les
deux savants fous, le Baron Frankenstein et le Docteur Fayoud. Pris en otage par
un monstre en cavale, brutalisé par son prof de gym, obligé de glaner des voix
auprès de ses administrés, enfermé dans un asile de fous, possédé par un esprit
malin qui le force à dire la vérité, toute la vérité, on en viendrait presque
à le plaindre. De son côté le baron Frankenstein est aux prises avec un monstre
syndicaliste, se livre à son passe-temps favori : créer des monstres et envie
le harem et le succès auprès des femmes du Docteur Fayoud. Heureusement qu’Igor
est là pour lui arranger des coups…
De plus en plus drôle
Cette série est toujours aussi délirante et si vous
avez aimé les deux premiers il n’y a aucune raison pour
que vous ne soyez pas ravi de retrouver ce cher Baron
Frankenstein. Allons même plus loin, plus les albums
s’enchaînent plus ils sont drôles. Effectivement, Igor
et les Monstres fait partie de ces séries qui se bonifient
au fil des parutions et si le premier tome n’avait pas
retenu toute notre attention, on est emballé par le
troisième. Le lecteur, s’il connaît bien l’univers barjot
et décalé de nos deux auteurs, est néanmoins surpris
par certaines répliques et gags. Il n’y a pas à dire
rares sont les bandes dessinées d’humour aussi efficaces
que ce troisième volume des aventures rocambolesques
de toute une galerie de personnages hauts en couleurs,
et la fin nous annonce un quatrième tome encore plus
désopilant. Si vous êtes client de ce genre de bande
dessinée n’hésitez pas et si vous n’êtes pas convaincu,
jetez un petit coup d’œil au bêtiser final, il y a peu
de chance que vous ne repartiez pas avec L’Homme
qui murmurait à l’oreille des monstres sous le bras.







