de Henri Reculé et Stephen Desberg
aux éditions Le Lombard ,
collection Polyptyque
Scénariste :
Stephen Desberg
Dessinateur :
Henri Reculé
Couleurs :
Johan de Moor
Date de parution : mars 2004
Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 48
Titre en vo : 1
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Trois auteurs de renom pour une série qui revisite le chef d’œuvre de Rudyard Kipling.
Desberg,
De Moore, Reculé, le casting fait rêver. Trois grands auteurs pour un projet fou,
tenter de faire oublier l’espace d’un instant l’adaptation de Disney des mythiques
Jungle Books de Kipling. Revenir aux sources, c’est-à-dire au livre, afin
de donner une suite aux aventures du petit d’homme. Ainsi, les trois premiers
tomes s’inspireront des Livres de la Jungle de Kipling, alors que les deux
derniers seront des œuvres originales. Desberg et de Moore ont déjà travaillé
ensemble sur la série « drôlissime » La Vache devenue Lait Entier. Comment
oublier les aventures rocambolesques de Pi 3,1416, agent secret au service du
monde animal qui se cache sous les traits d’une paisible vache broutant dans son
pré ? Inénarrable ! De Moore quitte donc sa série fétiche autour de ce personnage
pour se lancer dans l’aventure du Dernier Livre de la Jungle.
De
son côté Desberg a multiplié les collaborations fructueuses et a touché à tous
les genres : réalisme financier avec IR$ et son héros Larry B. Max, chevalier
blanc du fisc américain, western avec L’Etoile du Désert, une histoire
de vengeance en deux tomes dont les dessins sont assurés par Marini, science-fiction
avec le récent Mayam dont le premier tome
est paru chez Dargaud, uchronie avec Le Scorpion,
dont le tome 4 paraît en avril. Et enfin fantastique avec Les
Immortels, série sur laquelle il travaille en compagnie du troisième larron :
Henri Reculé.
Au crépuscule de sa vie, un homme retourne à ses origines
Un vieil homme au crépuscule de sa vie décide de retourner sur les
lieux de son enfance. Il laisse les siens afin de faire seul son dernier pèlerinage.
Cet homme, c’est Mowgli. Il revient à la source de ses origines : la jungle. L’endroit
a bien changé, l’homme a étendu son empire sur ce qui était autrefois le royaume
des bêtes sauvages. Seul parmi son peuple, Mowgli se souvient de ses jeux avec
ses frères loups, de la jalousie d’autres membres du clan, de la bienveillance
de Bagheera, des leçons de Baloo, et bien sûr de la haine viscérale que lui vous
Shere Khan. Un retour à l’innocence à l’âge où il ne reste plus que les souvenirs.
Un premier tome que l’on attendait avec envie, un peu trop peut-être…
Etrange impression à la fermeture de ce premier tome, on ne sait s’il
est réussi ou maladroit. Cela vient en grande partie du dessin : proportions mal
respectées, loups qui se ressemblent, décors parfois hasardeux. Peut-être est-ce
le fait de la répartition des tâches ? En effet, de Moore travaille directement
sur les crayonnés de Reculé et pas sur un dessin classique et abouti. Il l’encre
et ensuite y ajoute la couleur qui donne tout leur relief aux cases. Du coup,
le résultat est assez insolite. Pourtant, si on laisse de côté ses premières réticences
et que l’on entre totalement dans la bande dessinée, le résultat est bien meilleur
que l’on aurait pu le penser. Par une sorte d’alchimie, l’entreprise prend corps
et laisse une agréable saveur à la fin de la lecture. Le scénario n’est pas étranger
à ce phénomène. Grâce à la narration à la première personne, Mowgli-adulte modère
ou explicite des situations que Mowgli-enfant ne pouvait pas comprendre. Ce double
filtre permet une lecture à plusieurs niveaux, dont une lecture symbolique.
Les
auteurs reviennent donc sur les origines de Mowgli pour ce premier tome et aménagent
déjà un espace en forme d’hommage dans lequel ils font évoluer certaines idées
comme l’écologie ou l’humanisme. Pour terminer, disons que l’on attend le second
tome pour confirmer ou infirmer cette première lecture.







