de Fabrice Meddour et Philippe Mouret
aux éditions Vents d’Ouest
Sous-genres :
- Fantasy
Scénariste :
Philippe Mouret
Dessinateur :
Fabrice Meddour
Couleurs :
Fabrice Meddour
Date de parution : septembre 2001
Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Intégrale
Nombre de pages : 192
Titre en vo : 1
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Une série atypique entre science-fiction et fantasy
Si
l’on sait peu de choses de Philippe Mouret, le parcours de Fabrice Meddour est
lui bien connu. Né en 1966 à Châteauroux, il a suivi pendant
quatre ans les cours de l’Institut d’Audiovisuel d’Orléans avant d’en sortir
diplômé. Après une première orientation dans le dessin
animé, il bifurque vers la BD en 1995 avec Philippe Mouret et le premier
tome d’Hispañola, un cycle en quatre tomes conclu en 2000. Entre temps,
les deux hommes ont également entamé Le Temps des cendres
en 1999.
Les ravages du Virus
Alors que s’ouvre Hispañola,
l’humanité est bien mal en point. La quasi totalité de ses représentants
a été décimée par une mystérieuse épidémie.
Bilan, il ne reste que quelques bandes qui ravagent et pillent tout sur leur passage,
en attendant leur fin prochaine. Dans ce décor assez sinistre, il reste
cependant une petite lueur d’espoir. Avant l’apogée de l’épidémie,
un gigantesque vaisseau, comportant des milliers de personnes saines, a appareillé
pour prendre la mer et vivre des années en autarcie. C’est lui que cherche
à rejoindre Jim, une des seules femmes encore vivantes à terre et
qui a pour père le concepteur du bateau. Dans sa quête, elle est
accompagnée du Docteur Stawick, qui possède le secret du sérum
contre la maladie.
Une série aux multiples tournants…
Hispañola est une série multiple. D’abord parce qu’en quatre
tomes, on change pas moins de trois fois de décors et d’intrigues. Si le
premier album est consacré à la survie de Stawick et de Jim, les
deux suivants se concentrent sur les aventures de cette dernière une fois
arrivée sur le bateau, le quatrième se déroulant vingt ans plus
tard sur Terre avec les personnages survivants pour un final concluant la saga.
Ensuite parce que le graphisme de Meddour change énormément, notamment
entre le troisième et quatrième volume (trois ans les séparent).
Enfin parce que l’ambiance de science-fiction post-apocalyptique laisse rapidement
la place à une fantasy qui tient finalement du steampunk. Multiple, cette
série n’en est pas moins riche. Riche de décors et de rebondissements.
Riche de personnages mystérieux. Riche d’aventures. Dans tout ça,
le lecteur peut s’y perdre. Mais prise d’un bloc, c’est une œuvre de qualité
qui ne ressemble à aucune autre. Ce serait dommage de s’en priver.







