de Serge Fino et Hervé Poudat
aux éditions Soleil
Scénariste :
Hervé Poudat
Dessinateur :
Serge Fino
Couleurs :
Yves Chagnaud
Date de parution : novembre 1998
Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Intégrale
Nombre de pages : 132
Titre en vo : 1
Cycle en vo : Guin Saga
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Vieillot ?
Né
à Nantes en 1952, Hervé Poudat est un
écrivain accompli. Il a dans sa bibliographie
un certain nombre de nouvelles, de romans et de pièces
de théâtre. Par l’intermédiaire
du fanzine P.L.G., il rencontre Serge Fino. Commence
alors une longue collaboration avec quelques projets
pour des fanzines puis Les Soleils rouges de l’Eden
chez Soleil, dont le premier tome sort en 1996. C’est
leur première grande aventure chez les professionnels.
Une carrière que Fino a poursuivi ensuite avec
Starblood (deux tomes) et surtout avec sa grande
oeuvre : Les Ailes du Phaéton. Cette série
dont le neuvième tome est sorti il y a peu, a été
successivement scénarisé par Tarquin,
Crisse et Isabelle Plongeon.
Un monde étrange
Sur la planète Nylia, la vie est réglée
comme du papier à musique. Les adolescents travaillent
sous la coupe des sbires de celle que l’on surnomme
« Mère » jusqu’au moment où
les soleils rouges embrasent le ciel. S’ils sont prêts,
les ados offrent alors leurs membres aux dieux pour
la construction de l’Eden. A la place ils reçoivent
des outils qui leur servent dans leur vie professionnelle.
Par exemple Ylone, le petit ami de Oloïa, est destiné
à recevoir un violon à la place de son
bras gauche pour enchanter ses compatriotes par sa musique.
Mais le système est bancal, basé sur le
mensonge et surtout proche de la fin. Une révélation
qui va mettre en danger Oloïa.
Une première pierre
On
l’a dit, Les Soleils rouges de l’Eden est la
première série de Poudat et de Fino. Avec
le recul, elle doit être considérée
comme telle. Il y a de bonnes choses dans ces planches
et beaucoup de promesses tant au niveau graphique (Serge
Fino, ce n’est pas n’importe qui avec des pinceaux)
qu’au niveau scénaristique. Simplement de petites
maladresses dans le dessin confirment qu’il s’agit là
d’une première oeuvre. Le style de Fino n’est
pas encore celui du dernier tome des Ailes du Phaéton.
Il le reconnaît d’ailleurs lui-même (cf
l’interview donnée au site http://perso.club-internet.fr/abred...).
Même chose pour le scénario. Il y a de
bonnes idées mais aussi pas mal de lacunes dans
cette série ce qui donne un univers qui manque
un peu de force. Au final, on conseillera la lecture
des Soleils rouges de l’Eden à ceux qui
suivent le travail de Fino et qui aimeraient en savoir
plus. Pour les autres, vous pouvez vous en dispenser.







