de Stephane Duval et Pascal Bertho
aux éditions Delcourt ,
collection Terres de Légendes
Scénariste :
Pascal Bertho
Dessinateur :
Stephane Duval
Couleurs :
Isabelle Cochet
Date de parution : février 2002
Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 48
Titre en vo : 1
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Une BD riche et complexe
Rarement
une BD aura été à ce point l’occasion de belles retrouvailles.
A l’aube de la trentaine, Stéphane Duval et Pascal Bertho se connaissent
bien. Ces deux là ont combattu ensemble dans le fanzine Rennais Atchoum
au début des années 90. C’est là qu’ils se sont rencontrés
avant de prendre chacun des chemins différents. Pascal Bertho est parti
faire carrière dans l’animation avant de signer les deux tomes de Kérioth
avec Boidin aux pinceaux en 2000 et 2001. De son côté, Stéphane
Duval s’est imposé dans le petit monde de la BD en réalisant les
séries Red Caps (avec Pierre Dubois), Janet Jones
(avec Dieter) et Les Lutins (toujours avec Pierre Dubois). Les retrouvailles
en 2000 auront pour heureuse conséquence la mise en chantier de Chevalier
Malheur.
De tavernes en bistros...
Le Chevalier Malheur
n’est autre qu’un vieux chevalier, Groëne. Le temps de ses exploits est bien
loin et il ne lui reste plus qu’à écumer les tavernes. Lorsqu’il
manque d’argent pour continuer ses beuveries, Groëne chante l’histoire de
sa vie pour gagner quelques pièces. La chanson est triste, parlant de sa
gloire mais aussi de la mort de sa jeune amie. Cependant, un soir, un étranger
vient lui soutenir qu’il existe un dernier couplet à sa chanson. Celui-ci
parle de la femme de Groëne, qui aurait finalement survécu alors qu’il
la croyait morte. Mieux, elle lui aurait donné un fils. Voilà qui
va inciter le chevalier à remonter en selle pour partir à sa recherche.
Une intrigue à tiroirs
Chevalier Malheur est
une BD complexe et riche. Bertho et Duval se sont entendus pour alterner les planches
de souvenirs du Groëne et celles de sa nouvelle aventure. Un procédé
louable qui peut cependant créer un peu de confusion au début dans
l’esprit du lecteur. De même les deux compères ont fait de cet album
une intrigue à tiroirs. A bien regarder entre les lignes, on peut trouver
l’évocation en filigrane de la recherche de la paternité, de la
quête de l’identité ou bien encore le problème du sang contaminé.
Quelque part Chevalier Malheur nous parle aussi de notre présent.
Côté dessin, on pourra être déconcerté au premier
abord par ces personnages souvent trapus et un peu gras. Rassurez-vous, on s’y
fait très vite. Sa richesse emportant notre adhésion, on dira qu’il
s’agit là d’une très bonne BD à découvrir.







