de Daniel Koller et Stephen Desberg
aux éditions Dargaud
Scénariste :
Stephen Desberg
Dessinateur :
Daniel Koller
Couleurs :
Scarlett Smulkowski
Date de parution : septembre 2003
Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 48
Titre en vo : 1
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Un bon premier tome
Sur
Tyr Mayam, on dénombre quelques dix mille dieux et un incroyable mélange de cultes
en tout genre. Bref, on ne s’ennuie pas. On peut même s’enrichir ; c’est d’ailleurs
la seule motivation de June Lenny, jeune chargé de mission auprès de l’ambassadeur
terrien. Tout en pillant la planète, il va se trouver confronté au Cartel du Fleuve
Stellaire. Mais alors que sa fiancée arrive de la Terre et qu’une des sectes annonce
l’Apocalypse pour minuit, le Cartel va tenter de le manipuler puis de l’éliminer.
C’est sans compter son savoir-faire dans les coups montés.
Touche à
tout !
Stephen Desberg est un scénariste qui sait tout faire : reprendre
un classique (Tif et Tondu) ou écrire pour la jeunesse (Billy the cat),
aborder des thématiques plus adultes (La 27e lettre), donner dans l’humour
absurde (La Vache) ou se réapproprier la bande dessinée de genre, qu’il
s’agisse du western (L’Etoile du désert, avec Marini) ou du roman de capes
et d’épées (Le Scorpion, avec le même). Et c’est une liste non exhaustive
de ses multiples albums.
Daniel Koller naît en 1963, à Genève. Pas d’étude
ni de formation particulière car c’est un autodidacte dans le domaine du dessin.
Passionné de bandes dessinées depuis l’enfance, il exerce à mi-temps, dès la fin
de sa scolarité obligatoire, divers petits boulots qui lui permettent de développer
parallèlement le dessin. Première publication dans le magazine A Suivre
vers l’âge de vingt ans, sous le pseudonyme de Bader K. Puis, toujours dans A
Suivre et échelonnées sur une dizaine d’années, suivent plusieurs autres
publications, cette fois sous le nom de Koller. Deux histoires courtes, éditées
peu avant la disparition du mensuel, mettent en scène le personnage de Luc Lafontaine,
qui a fait par la suite l’objet d’un album.
Dépaysement !
Mayam n’est pas un BD novatrice mais elle apporte un nouveau souffle à ce genre
d’histoires de science-fiction. Un aventurier perdu sur une planète lointaine
aux gouvernements aléatoires. On ne voit là rien d’extraordinaire pourtant, on
est tout de suite dépaysé. Les décors sont superbes, le palais de l’ambassadeur
terrien est grandiose. Les décors extérieurs ont des couleurs magnifiques. Côté
population locale, on est bien loti avec toutes ces sectes de gentils illuminés
passant leur temps à prédire la fin du monde. Pour le scénario, il reflète toute
la diversité de Desberg avec un vrai sens de la narration et un goût prononcé
pour l’ailleurs et l’humour. Les personnages sont, dès ce premier tome, plein
de caractère et de surprises ; la femme de Lenny en est un bon exemple. On peut
donc s’attendre à des développements intéressants. Sur Mayam, il flotte un air
d’exotisme, un parfum d’aventure avec un brin d’érotisme qui donnent envie de
partir explorer cette drôle de planète. Je conclurai donc sur un : « bon voyage,
futur explorateur de Tyr Mayam ! ».







