de Franck Bonnet et Marc Bourgne
aux éditions Glénat ,
collection Grafica
Scénariste :
Marc Bourgne
Dessinateur :
Franck Bonnet
Couleurs :
Patricia Faucon
Date de parution : août 2004
Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 48
Titre en vo : 1
Cycle en vo : Guin Saga
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Une femme dans un monde de brute
Né en 1964, Frank Bonnet s’est d’abord éloigné de sa passion
pour la bande dessinée. Il a dans un premier temps utilisé ses talents
dans le génie civil et en architecture. Mais chassez le naturel et il revient
au galop. Quelques années de travail plus tard, le voici aimanté
par le monde de la bulle. Et non sans un certain succès puisque le Festival
de Grenoble lui décerna son premier prix. Dès lors, Frank Bonnet
s’oriente définitivement vers la bande dessinée. Il réalisera
dans un premier temps Vanity Benz (4 tomes) avec le célèbre
Didier Van Cauwelaert au scénario. Suivront Attila… mon amour et
une collaboration à la série Une Folie très ordinaire.
Avec Vell’a, il assume seul le dessin et partage le scénario avec
Marc Bourgne (Frank Lincoln, Barbe Rouge) qui s’occupe essentiellement
des dialogues.
De
la liberté à l’esclavage
Jeune fille de bonne famille,
la belle Vell’a voit son destin basculer le jour où les pirates attaquent
le bateau sur lequel elle voyage. De la douceur de la maison de son père,
elle va connaître les affres du viol et de l’esclavage. Après avoir
abusé d’elle, le chef des pirates se dépêche de la vendre
une fois qu’il touche terre. Pourquoi autant de précipitation ? Et pourquoi
son acquéreur se fait-il rapidement tué par des guerriers qui l’enlève
une nouvelle fois ? Peu à peu, Vell’a découvre qu’elle n’est pas
une simple jeune fille frappée par le destin. Et si tout cela n’était
qu’une machination ?
Encore trop tôt
Une belle et
jeune héroïne, effrontée et courageuse. Des guerriers bien
musclés, machos bourrins… Du sang, de la testostérone et une
féministe avant l’heure. Pas de doute possible, Vell’a est bien
une aventure de fantasy classique, voir un peu caricaturale. Mais gardons-nous
de tout jugement hâtif. Il est encore un peu tôt pour savoir si cela
sera vraiment la marque de la série ou si Bonnet joue avec les poncifs
vieillot de la fantasy (le genre a quand même bien évolué
depuis Conan) pour mieux s’en éloigner. On se contentera de dire que pour
le moment, Vell’a apparaît comme une série un peu trop classique
à notre goût, malgré de beaux dessins. Bonnet ne fait que
poser des bases dans ce premier tome. Laissons-le nous surprendre par la suite.







