de Lewis Trondheim et Lewis Trondheim
aux éditions Dargaud ,
collection Poisson Pilote
Scénariste :
Lewis Trondheim
Dessinateur :
Lewis Trondheim
Couleurs :
Brigitte Findakly
Date de parution : juillet 2004
Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 48
Titre en vo : 1
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Du talent ce gars là !
Né
en 1964, Lewis Trondheim passe son enfance à Fontainebleau
avant d’intégrer quelques années plus tard une école
de publicité. Un projet rapidement mis au placard après
un colloque sur la bande dessinée à Cerisy en 1987 où
il découvre d’autres formats que les formats « album »
classiques. Le coup d’envoi de sa carrière de dessinateur
est donné en 1990 avec son premier titre : Psychanalyse
aux éditions du Lézard. S’ensuit une production impressionnante,
que Trondheim soit scénariste ou dessinateur. En vrac
citons quelques titres comme Les Cosmonautes du futur,
Monstrueux, Le Roi Catastrophe, Kaput
& Zösky, et plusieurs séries de Donjon :
Donjon Monsters, Donjon Parade, Donjon Zenith, Donjon
Potron-Minet et Donjon Crépuscule, un concept
dont il est à l’origine avec Joann Sfar.
Suspens, suspens
Jeune citadin, Lapinot
connaît tous les bonheurs et les malheurs des jeunes adultes. Dans le tome précédent,
il s’emménageait avec sa petite amie Nadia. Dans leur nouvel appartement, ces
deux là ont décidé pour ce huitième épisode d’inviter de nombreux amis et collègues
de travail. Mais rapidement la soirée tourne mal. D’autant que le voisin cherche
Richard pour le réduire en charpie vu qu’il lui a lancé de son balcon des yaourts
périmés. Pire Marion a lu dans les cartes que quelqu’un allait mourir. Qui sera
ce malheureux ? Le suspens est à son comble…
Des dialogues, des personnages,
des découpages...
Ce tome 8 des Formidables Aventures de Lapinot
est un vrai bonheur. D’abord parce que si vous êtes
vous aussi un jeune adulte, vous vous identifierez sans
doute facilement aux personnages. Trondheim vise juste
quand il parle de la vie de cette catégorie de la population.
Et c’est souvent drôle et caustique. En tout cas, c’est
bien vu. Deuxième point fort de cet album, l’intervention
de quelque chose de rare en BD : le suspens ! Avec son
art du découpage et de la narration, Trondheim parvient
à nous tenir véritablement en haleine sur plusieurs
pages. Un vrai tour de force dans un média qui ne s’y
prête pas forcément. Enfin, autre corde à son arc :
les dialogues. Ils occupent une grande place dans cet
album et les réparties des personnages sont souvent
délicieuses. Au final donc, si vous accrochez aux dessins
particuliers de Trondheim et à son style, La Vie
comme elle vient est un excellent album, en tout
cas l’un des plus noirs de la série. Voilà une manière
de faire de la BD assez géniale, avec de l’imagination
et des surprises. On adore !







