de Michael G. Coney
aux éditions Robert Laffont ,
collection Ailleurs & Demain
Auteurs :
Michael G. Coney
Traduction :
Isabelle Delord-Philippe
Date de parution : avril 2009
Réédition
Langue d'origine : Anglais UK
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 400
Titre en vo : The celestial steam locomotive
Parution en vo : 1983
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Deuxième partie d’un cycle varié
Le Chant de la Terre
La locomotive à vapeur céleste n’est, à l’image du premier volume, qu’un extrait du Chant de la Terre, qui couvre passé, présent et futur de notre monde. Elle relate un événement survenu à l’époque pendant laquelle la plupart des humains s’étaient réfugiés sous les Dômes pour rêver sous la conduite de l’Arc-en-ciel, un ordinateur.
Au moment de cette histoire, l’humanité se trouve divisée en cinq espèces, Vrais Humains, Humains Sauvages, Néoténites- qui ressemblent à des bébés adultes- Spécialistes dotés de gènes d’animaux et Vites. Afin de libérer Starquin de son emprisonnement, la Triade, composée de trois humains d’espèces différentes, la Fille, Zozuba le Cuidador et Manuel l’Humain Sauvage, entreprend sa quête au Pays des Rêves Perdus
Un conte bucolique plein de poésie
« Il est difficile de distinguer le fait de la légende… je n’ai obtenu aucun consensus sur ce qu’est un fait ; cela dépend du point de vue. Curieusement, la légende – qui est déformée par définition- fournit une vision des événements bien plus acceptable. Tout un chacun s’accorde sur la légende, personne sur les faits. »
L’auteur poursuit le travail entamé dans le premier volume, en s’intéressant ici à l’épisode de la formation de la Triade et de son rôle dans les événements qui doivent aboutir à la libération de Starquin, le Cinq-en-un. On retrouve le même rythme et la même poésie que dans le premier volume : le but est de conter une bonne et belle histoire, et c’est une réussite de ce point de vue. L’auteur joue ici sur les mécanismes de la réalité virtuelle et un thème, le train qui voyage entre les mondes, familier pour les amateurs de science-fiction.
Un ouvrage toujours aussi poétique, et qui se laisse lire sans déplaisir. Michael Coney développe un univers bien à lui, agréable et dynamique, sur un ton qui joue sur le statut de l’auteur face à son œuvre. Ce volume s’intéresse plus particulièrement au rapport qui lie réalité et fiction, deux faces d’une même pièce qui ne s’excluent pas nécessairement. On appréciera aussi l’humilité de l’auteur, qui nous livre un récit tout en retenue.
Un cycle à découvrir et à suivre avec intérêt.







