de Frantz Duchazeau et Pierre Veys
aux éditions Dargaud
Sous-genres :
- Fantastique
Scénariste :
Pierre Veys
Dessinateur :
Frantz Duchazeau
Couleurs :
Anne-Marie Ducasse
Date de parution : octobre 2003
Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 46
Titre en vo : 1
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Deuxième opus des aventures du Baron Frankenstein
Pierre
Veys aime détourner les grands mythes littéraires. Après
avoir parodié le grand Sherlock Holmes et son indéfectible
acolyte le Docteur Watson, dans la série Baker Street
chez Delcourt, il caricature les aventures du Baron
Frankenstein. Gageons que si le lecteur rigole, Mary
Shelley doit, elle, se retourner dans sa tombe puisque
son Frankenstein torturé est devenu un savant déglingué.
Il office également sur la BD Space Mounties.
Duchazeau a d’abord dessiné pour la presse Disney et
Spirou. Maintenant, ce sont les monstres qu’il aime
inventer et il s’en donne à cœur joie avec cette première
série diffusée dont c’est déjà le deuxième tome. En
parallèle, il publie le premier tome du diptyque La
Nuit de l’Inca sur lequel il collabore avec Velhmann.
Cette bande dessinée n’est pas si éloignée du monde
d’Igor pour le côté exotique mais elle est assurément
différente par le souffle poétique que Duchazeau parvient
à y mettre.
Monstres et
compagnie
La vie suit son cours chez le Baron Frankenstein, entre
tentative de séduction, séances de psychanalyse depuis qu’il a créé un monstre
avec le cerveau de son psy, création de monstres en tout genre et inutiles pendant
que son père court la gueuse. Tout irait pour le mieux si la mondialisation n’étendait
pas ses ramifications jusqu’à ce coin reculé. Ainsi, un nouveau créateur de monstres,
Le Docteur Fayoud, s’installe dans le village. Si leurs méthodes diffèrent quelque
peu, le résultat est le même, les monstres se multiplient. La différence est que
les villageois sont désormais rodés et cela ne les choque pas de venir acheter
et de se faire dédicacer les derniers bouquins en vogue : « Le Serviteur et le
tyran » par Igor et « Une vie de monstre par le monstre ». On en viendrait presque
à plaindre le Maire Muscardin, aussi méprisable soit-il, lorsque les habitants
manifestent au cri de « pas besoin d’un maire qui bande mou ».
Drôle
et gentiment moqueur
Toujours aussi méchamment barjot et décalé, le Baron
Frankenstein n’est plus le seul savant fou du village,
cela permet de renouveler les gags en mettant en place
une sorte de guerre des génies. D’ailleurs, cela rappelle
l’intrigue d’un des meilleurs tome de Léonard,
le dixième : La Guerre des Génies (Le Lombard).
Les lecteurs auront peut-être déjà fait le lien entre
Igor et les Monstres et la série de Turk et De
Groot. Bien que l’univers dans lequel évoluent les personnages
ne soit pas le même, on retrouve une trame identique
: un génie, un disciple et des inventions inutiles et
souvent ratées, sans oublier l’élément principal l’humour.
Bien sûr, on ne s’esclaffe pas à chaque page, mais le
sourire est présent tout au long de l’album. A lire
le soir après une grosse journée de travail pour se
détendre l’esprit et faire fonctionner, un peu, ses
zygomatiques.







