de Brian Jacques
aux éditions Mango ,
collection Rougemuraille
Auteurs :
Brian Jacques
Couverture :
Philippe Munch
Traduction :
Hugues Lebailly
Date de parution : novembre 2003
Inédit
Langue d'origine : Anglais UK
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 1
Age minimum : 10 ans
Titre en vo : 1
Cycle en vo : Redwall Abbey
Lire tous les articles concernant Brian Jacques
Le meilleur Rougemuraille depuis La Patrouille
Difficile aujourd’hui de trouver un article sur Rougemuraille
qui ne fasse d’abord référence au
"phénomène" Harry Potter
(y compris le mien donc). "Parenté"
qui semble au premier abord, totalement injuste pour
qui en a lu au moins un épisode et qui, comme
beaucoup, est tombé amoureux de la fabuleuse
abbaye. Pourtant, on est quand même obligé
de se l’avouer, ce sont bien les aventures du petit
zébré à lunettes et surtout les
moyens impressionnants déployés par sa
marraine la Warner qui nous ont permis de jeter un œil
différent sur le monde des livres pour enfants.
La preuve ? Rougemuraille ou encore La Croisée
des Mondes sont des œuvres bien antérieures
à celle de J.K. Rowling. Et pourtant, leur notoriété
s’est considérablement accrue depuis le
succès en librairie du petit sorcier.
La preuve la plus marquante de cet impact est sans doute,
l’évolution de la taille des œuvres
jeunesse : à leur sortie en France, chaque épisode
de Rougemuraille était divisé en
trois petits volumes. Trois ans plus tard, ils commencent
à être réédités en
un seul gros volume, et les trois derniers sortis depuis
La Patrouille ne comptent pas moins de 500 pages…
Mais ne jugeons pas cette fabuleuse série sur
un critère bassement numérique, elle constitue
aujourd’hui, outre-Manche un véritable phénomène
de société avec ses fans et ses sites
officiels. Cet impact commence simplement à se
faire sentir en France où l’œuvre de
Brian Jacques est régulièrement comparée
à celle de Roahl Dahl. Difficile de trouver meilleur
parrain, et encore plus difficile de mériter
cette comparaison…
Retour aux sources
Martin le guerrier, souriceau élevé
au rang de légende par ses contemporains, est
en train d’achever la construction de l’abbaye
de Rougemuraille. Rien ne vient entamer son bonheur
de voir s’élever cet édifice sensé
protéger toutes les mamans et bout’chous
des hordes de vermines, jusqu’au jour où
arrive sur le chantier, une jeune demoiselle écureuil.
Par un simple chant entonné pour égayer
un repas, cette jeune fille va faire ressurgir dans
l’esprit de Martin des images de son enfance. Il
les a d’ailleurs tant refoulées qu’il
a aujourd’hui du mal à se souvenir de son
enfance. Tout ce dont il se rappelle est qu’il
vient des Terres du Nord et que Luc, son père,
était un des plus fabuleux guerriers que le monde
est connu. Conscients que Martin ne retrouvera sa sérénité
qu’en étant revenu sur les lieux de son
enfance, les habitants de l’abbaye le poussent
à partir à la recherche de son passé.
Accompagné de Brigandal, la souris, de Taupin,
la taupe et de Clémentine, l’écureuil,
Martin part donc découvrir ce que sont advenus
Luc, son père et Séréna, sa mère.
Un pur moment de bonheur à ne surtout pas
manquer
Même si les premières pages du Guerrier
disparu permettent de retrouver avec bonheur l’ambiance
de Rougemuraille, on commence par se dire que
cette saga est peut-être en train de tourner en
rond. On craint donc au début que les 500 pages
ne soient qu’une succession de combats gagnés,
de festins de légumes et de chansons à
la veillée… Mais qu’on se rassure,
même si ces éléments indispensables
à l’univers de cette série, sont
bien sûr présents, ils ne constituent pas
le cœur de cet épisode. Au fur et à
mesure que Martin avance dans la quête de son
passé, on se prend véritablement au jeu
et au bout de 50 pages on se retrouve debout dans le
lit, une cuillère en bois à la main en
guise d’épée, prêt à
en découdre avec la première vermine qui
se présentera…
Cet épisode est un pur bonheur, animé
d’un souffle épique qu’on n’avait plus
vu depuis très longtemps. Comme à chaque
fois, les petits détails attachants parsèment
le récit (comme l’insupportable bébé
écureuil Touftouf), mais le tout est cette fois,
lié par une intrigue touchante et prenante. Toujours
aussi bien écrite et intelligente, cette saga
est définitivement conseillée à
tous les lecteurs, quelque soit leur âge.







