de Gudule
aux éditions Magnard ,
collection Les fantastiques
Une histoire délicieusement infernale
Auteur
de plus de 100 livres pour la jeunesse, 45 ouvrages
pour les adultes, est-il encore nécessaire de
présenter Gudule ? En 15 ans d’écriture,
elle a remporté plusieurs récompenses
dont les prix Bob Morane, Ozone et le grand prix de
l’imaginaire. Sous la double identité de Gudule
et d’Anne Guduël son imagination et sa créativité
sévissent dans plusieurs domaines : romans, nouvelles,
poèmes et novélisation.
Dans le métro
pour l’éternité
Sur
le trajet de métro vers le collège, Julien a bien du mal à détacher son regard
d’une dame brune. Mais un matin, suite à un coup asséné par Rémi, la beauté anonyme
du métro apparaît dans un éclair de lumière surnaturelle curieusement vêtue d’une
robe en velours. La nuit suivante, Julien réalise que cette inconnue ressemble
de façon troublante à un portrait de Lucrèce Borgia. Quelques jours plus tard,
il croise toujours dans une rame de la ligne 4, un bourreau des temps anciens
et révolus. Il finit par interpeller Lucrèce qui lui explique la situation. Certains
criminels sont en guise de châtiment coincés dans le métro pour l’éternité...
Julien est déterminé à oeuvrer pour la rédemption de Lucrèce.
Surnaturel
au quotidien
Le
cadre de l’aventure est proche de celui des jeunes collégiens : un prof
un peu sadique devient protecteur et compréhensif face à un adolescent
perturbé par le prétendu divorce de ses parents. Le héros
expérimente la peur de l’incompréhension, de la moquerie et les
troubles des premiers émois amoureux. Par les méditations de Lucrèce
sur l’égoïsme et la prise de conscience de Julien sur la facilité
de réagir en raciste, Gudule incite ses lecteurs à la réflexion.
Et ce dans le cadre d’un récit dont le rythme est soutenu comme le trafic
RATP aux heures de pointe quand rien ne le perturbe. Les illustrations au graphisme
digne de BD ou de jeux vidéos renforcent cette impression de surnaturel
dans un cadre tout à fait banal et quotidien. Une histoire délicieusement
infernale à déguster sur les strapontins de la RATP ou bien calé
dans un fauteuil...







