de Foerster et Foerster
aux éditions Le Lombard
Bien mais sans plus
Collaborateur
à Fluide Glacial, spécialisé dans les histoires noires et
sanglantes, Foerster est un de ces dessinateurs qui a jusque là préféré
utiliser son coup de crayon inquiétant et violent à la caricature
et la fable d’horreur… Fan de littérature fantastique, il a entre autres
publié plusieurs albums aux noms évocateurs, tels que Soupe de
cadavres, Hantons sous la pluie ou Certains l’aiment noirs.
On sent effectivement l’influence des classiques du policier et du fantastique
chez Foerster. Dans Le Silence des fossiles, Rex Raw, détective en peau
de bête, a tout du looser à imperméable des années
40. Même vocabulaire, même chapeau mou, même secrétaire
dévouée et sexy… Pour sauver un Migou, homme du nord considéré
comme appartenant à une sous-race, Rex Raw doit enquêter dans les
milieux de la mode… capillaire. Pas étonnant pour un détective
qui évolue dans une ville préhistorique, entouré de chevelus
agressifs…
Sans plus
L’horreur chère à
Foerster est absente de cet album et pour cause… Les fans peuvent être
surpris par ce manque de grincement de crocs et de chute frissonnante. D’autant
que son humour décalé ne transparaît pas non plus dans ce
deuxième album des aventures de Rex Raw. Quelques références amusantes
sauvent l’ensemble, quelques allusions à Rahan arrivent à arracher
un sourire, mais dans l’ensemble, on a un peu le sentiment que l’idée de
base n’a pas été exploitée jusqu’au bout. Il ne suffisait
peut-être pas de transposer texto l’ambiance des films policiers des années
40 dans un monde préhistorique pour rendre l’histoire attrayante. Une certaine
mollesse prend même quelques planches clés. Le côté
positif ? On sent un bon gros délire de gamin qui a passé des heures
à bouquiner les Rahan et à mater les films de série Z avec
des T-Rex en animation saccadée… Certains lecteurs seront ravis du
clin d’œil, d’autres seront sans doute déçus de ne pas retrouver
le style habituel de Foerster.







