de Afif Khaled et Jean-Pierre Andrevon
aux éditions Soleil
Scénariste :
Jean-Pierre Andrevon
Dessinateur :
Afif Khaled
Couleurs :
Afif Khaled
Date de parution : mai 2004
Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 48
Titre en vo : 1
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La présentation de l’album par les éditions Soleil
Même
si son nom ne vous dit pas forcément quelque chose en Bande Dessinée (en polar
ou en science-fiction oui), Jean-Pierre Andrevon n’est pas tout à fait un nouveau
venu. Il y a quelques années, il a signé les scénarios d’une demi-douzaine d’albums
avec Véronik et Pichard aux pinceaux. A 67 ans, le voilà donc de retour sur la
scène de la BD avec l’adaptation de son roman le plus connu : Le Travail du
Furet (récemment réédité chez Folio SF). A ses côtés un tout jeune dessinateur :
Khaled a qui l’on doit les illustrations de quelques romans.
Son boulot ?
Tuer ses concitoyens au nom de l’Etat !
Le Travail du Furet nous plonge
quelques années dans le futur dans une ambiance plutôt glauque. Les 90% du continent
Europa sont recouverts d’une gigantesque cité qui contient 98% de la population.
Le tout sous une pluie perpétuelle qui tombe sans discontinuer à cause des chamboulements
climatiques. Et pour couronner le tout les humains sont sérieusement à l’étroit
dans leur minuscule territoire. C’est là que le héros de Jean-Pierre Andrevon
intervient. Son boulot consiste à réguler la population. Autrement dit, il abat
sans sourciller des cibles choisies au hasard par la grande loterie des dirigeants.
Une manière comme une autre de contrôler les naissances. Un boulot pas forcément
désagréable sauf quand on commence à se faire quelques amis…
Noir et
très bien
Autant vous le dire tout de suite, vous ne risquez pas de
rire aux éclats avec Le Travail du Furet. Le propos ne s’y prête pas. Avec
talent Jean-Pierre Andrevon nous offre dans ce premier tome une brillante adaptation
de son fameux roman. Et si l’on n’en rit pas c’est que ce futur plutôt sombre sonne
comme une mise en garde. Tout du moins comme une vision pessimiste des errements
écologiques de l’homme et de ses absurdités politiques. On ne s’amuse pas mais
on accroche dès les premières cases. On vous l’a dit, il y a du talent là-dessous.
Et Jean-Pierre Andrevon se révèle être un très bon scénariste, bien aidé il est
vrai par Khaled. Bref, ce premier tome des Chroniques de Centrum est une
réussite. Reste juste à confirmer l’essai dans les volumes à venir.







