de Gregory J. Keyes
aux éditions Pocket ,
collection Science-fiction
Sous-genres :
- Heroic fantasy
Auteurs :
Gregory J. Keyes
Couverture :
Didier Graffet
Traduction :
Guillaume Le Pennec
Date de parution : avril 2011
Réédition
Langue d'origine : Anglais US
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 730
Titre en vo : Chosen of the Changeling
Parution en vo : 1997
Première parution : mars 2010
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Loin au Nord, au sein du peuple des montagnes, Perkar est un jeune guerrier amoureux de la Déesse de sa rivière. Suivant son roi, il commence un voyage vers le Seigneur de la Forêt pour quémander davantage de terres exploitables et cultivables. Mais Perkar souhaite aussi découvrir une arme qui lui permettra de tuer le Dieu Fleuve, ce dieu malveillant qui dévore encore et toujours sa déesse bien-aimée.
De l’histoire de ces deux jeunes gens, de leur rencontre, de leur voyage et de leurs combats, sera décidé de l’avenir des peuples humains et du Dieu Fleuve. Car le Dieu Corbeau souhaite bien réparer son erreur, quoi qu’il puisse en coûter aux hommes.
Greg Keyes possède une écriture fluide et recherchée sans être lourde ainsi qu’une imagination débordante. En effet, l’auteur a créé pour ses lecteurs un monde divers et riche composé de peuplades humaines résidant dans des lieux identitaires : les montagnes peuplées de cultivateurs vivant pour le Pikaru (l’honneur de leur vie), les plaines où les hommes considèrent les chevaux comme leurs frères, le Fleuve où se niche la cité investie de savoirs, d’élégance et de royauté. S’inspirant des récits de fantasy classiques, Greg Keyes a aussi inséré dans son roman un équivalent d’elfs, les Alwas, une race non humaine et ancienne qui peuplait les forêts avant la venue des hommes. Au fil de l’histoire, de nombreux personnages sympathiques et originaux croisent la route des protagonistes principaux : un vieux bibliothécaire grincheux, un vieux chamane, un mi-homme mi-Alwa, un mi-homme mi-ogre, des dieux et déesses ou encore un être mort-vivant né de la magie du Fleuve. Tous, bons ou mauvais, ne sortiront pas vivants de l’aventure.
Au sein des deux tomes, le lecteur assiste à de nombreuses actions et rebondissements qui donnent un certain rythme au récit. Toutefois, ce dernier souffre parfois de longueurs qui mériteraient d’être condensées pour maintenir le lecteur en haleine. La conclusion des évènements soulignent très souvent des valeurs telles que le courage, l’amitié, la réparation de ses erreurs, la solidarité, l’honneur, la modestie ou encore la fraternité entre races et peuples
Au final, Les Enfants du Fleuve est un roman bon enfant qui sera apprécié des adultes comme des adolescents.







