de Efa et Toni Termens
aux éditions Paquet
Scénariste :
Toni Termens
Dessinateur :
Efa
Couleurs :
Efa
Date de parution : juillet 2003
Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 50
Titre en vo : 1
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Une belle conclusion pleine de magie
Les
Icariades sont le produit de la collaboration de deux jeunes auteurs espagnols,
Efa (Ricard Fernandez) et Toni Termens. Elles compteront cinq volumes : une première
trilogie, dont cet album est la conclusion, et deux albums indépendants
qui restent à paraître.
Efa a également réalisé
un album solo, Opération Sirtakis, le premier d’une série
d’aventure (Rodriguez) dont le tome 1, sur fond de mafia grecque, est paru en
2002 chez Paquet. Toni Termens est également le scénariste de Naüja,
avec le dessinateur Elias Sanchez (couleurs de Miguel Castillo), un voyage fantastique
à travers un territoire désolé, la Naüja.
Une
fin inéluctable
Clio a sauvé Anto, un jeune aviateur
blessé, et depuis rien n’est plus pareil. Elle a tué son ami Ertes,
et entend les voix des esprits qui la font lentement basculer dans la folie, ou
peut être pire ; ils veulent l’utiliser comme porte-parole... Elle s’enfuit dans
la montagne au cœur de l’hiver, et Anto, suivi à contrecoeur par Lila
et le grand-père, se lance à sa recherche. Lila est la seule à
tenter de résister tandis que les autres s’abandonnent au sort et aux diversions,
mais son affection pour eux la piège dans les mêmes filets. Le monde
ancien s’effondre, la confusion règne dans les plaines, et une guerre de
grande ampleur se prépare avec les partisans de la technologie...
Désespoir
Ce
qui marque le plus ce troisième album, c’est le désespoir qui engloutit
tout, les personnages qui sont tellement soumis à leur passé, que
ce soit à travers les traditions ou à travers les remords que leur
inspirent leurs anciennes actions, qu’ils ne tentent plus de se faire un avenir.
De toute façon, leurs actions ne pourraient rien changer. On sent venir
l’inéluctable, et pourtant le chemin passe par des détours inattendus,
et on se laisse volontiers porter par le récit… Le monde des plaines
n’est pas basé sur l’explicable, et les auteurs laissent un grand nombre
d’éléments inexpliqués, ce qui permet de conserver la magie
de cet univers. Ne vous attendez donc pas à tout comprendre…
Le
dessin a évolué au fil des trois tomes, et celui-ci est le plus
abouti. L’illustration tend plus que jamais vers l’aquarelle, qui permet ici de
rendre aussi bien la limitation de l’espace due à la neige ou aux éléments
que l’importance de la magie et des anciens esprits en ces heures désespérées.
Une belle conclusion à cette première trilogie, qui donne envie
de voir ce que les auteurs feront de la suite…







