de Jean-Luc Istin et Frédéric Gaéta
aux éditions Soleil
Sous-genres :
- Contes
Scénariste :
Erwan Le Breton
Dessinateur :
Jean-Luc Istin
Couleurs :
Bruno Stambecco
Date de parution : juin 2003
Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Recueil
Nombre de pages : 54
Titre en vo : 1
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Quand Folklore et histoires courtes riment avec bande dessinée
Phénomène
assez rare en bande dessinée, cette série est une œuvre collective. Initiée par
Jean-Luc Istin et Erwan Le Breton (tous deux venant de Pontivy et de Lorient),
on y retrouve pas moins de cinq autres dessinateurs et scénaristes avec pour ambition
de mettre en image des contes bretons. Source inépuisable, le premier tome était
consacré aux Trésors Enfouis. Le suivant nous entraîne sur les traces du Diable
en personne et ses rencontres plus ou moins heureuses avec les Korrigans…
Le
Diable dit le Malin, le Cornu, An Diaoul, Le Vieux Paul, Diaoul Ruz, Paul le Roux…
Dans un même ensemble narratif, Les Mille Visages du Diable
regroupe quatre récits différents. En fait, le Korrigan, qui sert de narrateur,
conte une première histoire qu’il suspend le temps de trois anecdotes (les trois
autres récits). A chaque fois, le Diable se fait duper par de simples humains
ou tout simplement par les korrigans eux-mêmes. La première histoire évoque la
façon dont un pauvre forgeron réussit à redresser son commerce à ses dépends.
La seconde raconte un peu la même chose, mais avec un meunier dont le moulin est
frappé par la foudre. La troisième est un concours entre les korrigans et lui
pour le contrôle d’un site : la roche aux fées. La dernière histoire n’est autre
que le récit des déboires d’un vil sorcier qui ose l’invoquer..
Plaisant
Toucher au folklore breton n’est pas forcément aisé. Surtout en mettant
quatre histoires dans 54 pages et en prenant sept intervenants, scénaristes et
dessinateurs compris. Les Contes du Korrigan réussissent donc un double
tour de force pour une lecture plutôt agréable. D’abord, l’ensemble a une belle
homogénéité et le passage d’un dessinateur à l’autre ne perturbe pas vraiment
la lecture. Ensuite, on retrouvera avec plaisir cette ambiance propice aux contes
comme chez Andersen par exemple. La magie de notre enfance subsiste dans ces pages.
On ne pouvait demander mieux, en attendant le prochain volume sur les sirènes.







