de Edward Whittemore
aux éditions Robert Laffont ,
collection Ailleurs & Demain
Sous-genres :
- Historique
Auteurs :
Edward Whittemore
Couverture :
Jackie Paternoster
Date de parution : janvier 2008
Inédit
Langue d'origine : Anglais US
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 402
Titre en vo : Jerico Mosaic
Cycle en vo : The Jerusalem Quartet
Parution en vo : 1987
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Où l’Histoire prend le contrôle sur l’utopie...
Les années 50 et 60...
Tajar, espion brillant, devient organisateur de missions, puis chef du Mossad suite à un accident qui l’a laissé infirme. Mais il s’avère tout aussi génial à ce poste, et forme l’un des plus extraordinaires espions de son temps, qui infiltrera les cercles du pouvoir syrien et fournira des informations qui infléchiront le cours de plus d’une guerre...
Mélancolie et monde réel
Ce quatrième et dernier roman est un peu à part dans la tétralogie, et pourrait éventuellement se lire indépendamment, même si le lecteur retrouvera certains personnages qui n’avaient fait qu’une brève apparition dans les volumes précédents. Le récit diverge bien moins de l’Histoire, s’inspirant largement de l’aventure incroyable des personnages de Eli Cohen et Meir Amit, même si Edward Whittemore réinvente la fin de l’aventure à sa façon. Mais les héros plus grands que nature des volumes précédents ont pris leur retraite dans des endroits hors du temps, ou, comme Tajar et Yossi, sont isolés parmi les humains normaux jusqu’à ce que cela devienne intolérable. Et autour d’eux, le rêve d’unité et de compréhension dans la région qui sous-tend toute la série de Whittemore se délite, et l’échec est sanglant. Le triangle chrétien-musulman-juif, qui apparaissait de manière récurrente dans le cycle et conditionnait l’entente ne fonctionne plus que parmi les personnages de la génération précédente, hors du temps et de l’espace. Le mélange de plus d’une culture conduit dans la nouvelle génération à l’isolement et la folie. Plus encore qu’Ombres sur le Nil, Les Murailles de Jéricho verse dans la mélancolie, la plupart des personnages vivant dans le passé et ne survivant qu’à peine (ou pas) à leur contact avec le présent.
Un livre puissant, qui clôt d’une manière inattendue une tétralogie qui avait commencé tout autrement, et qui confirme la place de Whittemore aux côtés de Cordwainer Smith parmi les indispensables peu connus...







