de Jean-Pierre Hubert
aux éditions Mango ,
collection Autres Mondes
Auteurs :
Jean-Pierre Hubert
Couverture :
Manchu
Date de parution : janvier 2004
Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 221
Age minimum : 10 ans
Titre en vo : 1
Cycle en vo : Guin Saga
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Hymne à la liberté et à la musique
Auteur de science-fiction, Jean-Pierre Hubert n’est plus à ses
premiers écrits : une vingtaine de romans et une cinquantaine de nouvelles.
En jeunesse, il s’est fait remarquer par ses nouvelles : Le septième
clone (Graines de futurs), Forêts virtuelles (Les Visages
de l’humain) et Le Temps d’aimer est bien court (Demain, la Terre).
Toujours dans la collection Autres Mondes de Mango, on retrouvera les deux romans,
Les Cendres de Ligna et Sa Majesté des clones (sélectionné
pour de nombreux prix). Jean-Pierre Hubert nous revient avec Les sonneurs noirs,
un hymne à la musique et à l’expression artistiques sous toutes
ses formes.
Et si la musique était interdite dans le futur ?
Joz décide de partir à la technopole d’Holoss pour chercher
du travail. Sur le glisseur, il sauve Bruleh, une jeune fille de la caste supérieure,
d’une chute. Celle-ci, pour le remercier, lui donne une de ses deux pierres duales,
des écouteurs qui transmettent des ondes harmonieuses. Arrivés à
quai, les deux jeunes gens sont contraints de se quitter.
À Holoss,
la musique, symbole de perversion, est interdite. Joz est obligé de construire
ses instruments en cachette... Heureusement, malgré un travail dur et un
cadre peu accueillant, le jeune garçon arrive à se lier d’amitié
avec une bande qui partage son goût pour la musique. Ainsi, lorsqu’il ne
travaille pas, il fait des concerts pour ses amis ou modifie les ondes de sa pierre
duale pour communiquer avec l’amour de sa vie. Le squat où vit Joz devient
ainsi, un lieu où la musique et la danse coulent à flot. Mais, la
répression est toujours là...
Que la musique coule à
flot !
Jean-Pierre Hubert dresse ici un décor plutôt
pessimiste de notre futur. Il nous en donne une sombre vision décrivant
un monde intolérant, où les sciences et la musique sont bannies,
car symboles de perversion. Au nom de causes justes, l’homme se permet de porter
des jugements, sans même douter un seul moment du bien-fondé de ses
opinions, de ses idées. Mais notre vision des choses n’est-elle pas influencée
par le monde et la société qui nous entourent ? La musique n’est-elle
pas aussi un symbole de tolérance ? Qu’est la censure de la musique, si
ce n’est une atteinte à la liberté, à notre liberté ?
À travers des personnages aux sentiments authentiques, Jean-Pierre
Hubert tente d’interpeller le lecteur. Une fois de plus, il y parvient. Les
Sonneurs noirs est un appel à s’exprimer à travers la musique,
le dessin... par n’importe quel art et à lutter pour ce droit d’expression.
Un magnifique roman à faire lire aux jeunes lecteurs, et un bon moyen pour
ouvrir avec eux, une discussion sur l’expression et la tolérance.







