de Hardoc et Régis Hautière
aux éditions Paquet
Scénariste :
Régis Hautière
Dessinateur :
Hardoc
Date de parution : septembre 2004
Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 56
Titre en vo : 1
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Les sept mercenaires au pays des elfes
Régis Hautière s’est mis au scénario après avoir, pendant des années, fait des
critiques de bandes dessinées, et a même été administrateur du festival d’Amiens.
Hardoc, titulaire d’une maîtrise d’Arts plastiques, a remporté en 1996 le prix
du meilleur jeune espoir au festival BD d’Angoulême. C’est leur premier album
publié.
Rachetez-vous qu’y disaient...
Le comte Victor
Nathanael Gency de la Villardière vit nettement au-dessus de ses moyens, très
limités à l’origine, puisqu’il n’a réellement reçu en héritage que son titre...
C’est le genre de choses qui force un homme à développer des talents plus utiles,
et surtout plus rentables que de minauder dans la bonne société. Alors le comte
s’est fait cambrioleur. Mais ce genre d’activité peut facilement mal tourner,
et étant donné les lois de Qash, il ne peut s’attendre à être épargné du fait
de son rang. Quand ses geôliers lui proposent un marché, il n’a guère le choix
: quelque soit le danger, c’est toujours mieux qu’une mort certaine. La mission
semble simple : avec six autres condamnés, ils devront aller se placer sous les
ordres d’un groupe de moines. S’ils accomplissent la mission que ceux-ci leur
confieront, ils seront libres et largement récompensés. Sinon... Mais il semblerait
que tous leurs commanditaires n’aient pas exactement le même cahier des charges...
Très classique...
Bon, autant le dire tout de suite, il
y a des elfes, des nains, des hobbits, des voleurs, des guerriers, des assassins,
des ordres religieux un chouilla susceptibles et totalitaires... Clin d’œil également aux Sept Mercenaires avec l’équipe des héros, souligné par le titre de ce premier épisode. L’histoire n’a rien d’extrêmement original non plus à la base.
Pourtant...
Pourtant, au fur et à mesure de l’aventure, on se prend au jeu. Il y a des maladresses
ici et là, avec un certain nombre de clichés qui ressortent, mais les personnages
commencent à devenir intéressants assez rapidement et on suit avec de plus en
plus de plaisir ces aventures rocambolesques et ces héros qui ne savent pas se
tenir jusqu’à une fin qui laisse tout en suspens. Il y a un bon mélange d’humour
et de désespoir dans cette aventure dont on se doute que tous ne réchapperont
pas. Le dessin cerne bien l’aspect comique et la déchéance des ruffians, mais
semble moins efficace pour rendre les facettes tragiques. On a envie de connaître
la suite, et on ne peut qu’espérer qu’elle se montrera à la hauteur...







