de Isabelle Dethan et Isabelle Dethan
aux éditions Delcourt ,
collection Conquistador
Sous-genres :
- Polar
Scénariste :
Isabelle Dethan
Dessinateur :
Isabelle Dethan
Couleurs :
Isabelle Dethan
Date de parution : novembre 2004
Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 48
Titre en vo : 1
Cycle en vo : Guin Saga
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Aux couleurs de l’incendie
Isabelle Dethan, locataire parmi d’autres
grands noms de la BD (parmi lesquels Mazan) de l’atelier
Sanzot, mène de front sa double actualité
de soliste : en 2004, après Eva aux mains
bleues (collection Muirages), elle a également
réalisé le quatrième tome de Sur
Les Terres d’Horus, une série à
succès dans l’univers de l’Egypte ancienne. Cette
série est construite comme un feuilleton des
aventures de Meresankh, la servante, et Khaemouaset,
le fils de Pharaon, confrontés à des intrigues
policières bâties en deux tomes. Nakhtamon
ou la colère de Sekhmet vient donc clore
la deuxième enquête de la série
qui a vu, dans Tiasatré ou le jugement
d’Anubis, l’assassinat de quatre hautes dignitaires,
dont Tiasatré la propre femme de Ramsès
II ; des meurtres inacceptables l’année même
du jubilé censé célébrer
le règne sans ombrage de Pharaon.
"Et notre vengeance sera accomplie"
Devant la gravité de la situation : l’assassinat
de quatre princesses de la cour de Ramsès II,
le prince Khaemouaset est contraint de faire appel à
ses proches les plus intimes. Meresankh, d’abord, celle
qui fut jadis sa servante et que Khaemouaset avait envoyée
dans le désert par jalousie, Meresankh donc est
chargée de rechercher dans les archives les liens
qui unissaient ces quatre priçncesses du même
âge. Des recherches qui la mèneront sur
la piste de Pashed, un chasseur qui a disparu des années
plus tôt, le jour où son chemin a croisé
celui des princesses. Une disparition mystérieuse
qui a jeté sa famille dans la misère et
aurait conduit ses enfants à se faire justice
eux-mêmes.
Problème : le jour de la disparition de Pashed,
c’étaient cinq jeunes femmes qui lui rendaient
visite, et non quatre. Ce qui voudrait dire qu’une vie
est encore en danger. Une hypothèse que Hori,
le fils de Khaemouaset, va se charger de déjouer
au fil du Nil. Mais le sauvetage de Dame Sathe a un
goût bien amer pour lui puisqu’il aura dû
laisser fuir son agresseur. Un agresseur et ses complices
qui ne manqueront pas de refaire parler d’eux...
Une enluminure à l’aquarelle aux couleurs
de l’incendie
Isabelle Dethan poursuit sa fresque égyptienne
au temps de Ramsès II. Une époque qu’elle
enlumine d’aquarelles qui empreintent toutes les teintes
du ciel. Une colorisation toujours plus réussie,
avec des blancs moins crus, et des planches mieux composées.
Lorsque l’on regarde aujourd’hui les couleurs de Khaemouaset
ou la loi de Maât (Sur Les Terres
d’Horus -1), on mesure les progrès accomplis
par l’auteur, tant au niveau de la densité de
ses couleurs, que dans son traitement des ombres et
des reliefs des visages. Un travail pour lequel Isabelle
Dethan montre comme toujours une extrême application.
Au fur et à mesure que son univers égyptien
se construit, les détails pittoresques sont de
plus en plus relégués au second plan pour
faire place à l’action. Une action qui s’installe
toujours un peu plus à cheval entre l’ambiguïté
des relations Khaemouaset/Meresankh, et les intrigues
policières de la cour de Pharaon. Un habile découpage
scénaristique : les intrigues sur deux tomes liées
entre elles par les affres de l’existence de Meresankh
et Khaemouaset, assurent à l’auteur une opportunité
de mener encore bien loin une série désormais
installée dans le paysage de la bande dessinée
francophone comme la nouvelle référence
du genre.







