de Tony Harris et Dan Jolley
aux éditions Bulle Dog
Sous-genres :
- Fantastique
Scénariste :
Dan Jolley
Dessinateur :
Tony Harris
Encrage :
Ray Snyder
Traduction :
Eric Bufkens
Date de parution : juin 2003
Inédit
Langue d'origine : Anglais US
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 160
Titre en vo : 1
Cycle en vo : Guin Saga
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Dérangeant...
Bulle
Dog est un éditeur de bande dessinée aux créneaux multiples. Il publie du polar
(Balle Perdue, 2 tomes), de la fantasy (Balades et sagas, 2 tomes),
de l’humour (Le Guide du célibataire) mais également de la BD américaine
(Camelot 3000, 2 tomes). En général, les auteurs ne sont pas encore vraiment
connus. C’est le cas de Dan Jolley et Tonny Harris en France. Pour avoir une meilleure
idée de leur production, vous pouvez vous rendre sur leur site internet : http://www.bulle-dog.com
L’avenir peut-il surgir du passé ?
Jürgen Steinholtz est
un des pires salauds qu’ait jamais porté la Terre. Pendant la Seconde Guerre mondiale,
il était un des grands maîtres de l’eugénisme et torturait allègrement des Juifs
dans les camps de concentration. Jusqu’au jour où l’horreur de la Shoah, et de
ses actes, lui a sauté aux yeux lors d’une expérience sur un de ses patients ayant
quelques pouvoirs télékinésiques. Révolté, Jürgen finira dans la fosse commune
du camp. Cependant, la mort n’apaisera pas ses tourments. Après un temps infini
sous la terre, il a l’opportunité de revenir dans le futur pour tenter de racheter
ses fautes avec quelque chose qui équivaudrait à des supers pouvoirs. Mais qui
sont vraiment ceux qui l’ont ramené à la vie et dans quel but ? Et surtout Jürgen
peut-il échapper à son passé ?
Dérangeante…
Sous ses dehors
de grosse BD d’action, Obergeist est un tantinet dérangeante. Prendre un ancien
nazi comme héros est un pari risqué. Même s’il change par la suite, puisque cet
album est d’abord une grinçante histoire de rédemption, on ne peut le prendre
totalement en sympathie. Ce sentiment correspond bien à ce récit qui soulève les
questions du rachat et du pardon, tout comme il a le mérite de rappeler l’horreur
des camps de concentration. Voilà une BD qui peut faire réfléchir tout autant
qu’elle distrait et qui est aussi grave que légère selon les moments. On peut
d’ailleurs lui reprocher les deux aspects. Au final, on conseillera de tourner
les pages d’Obergeist, ne serait-ce que pour se faire sa propre opinion.







