de Eduardo Risso et Carlos Trillo
aux éditions Delcourt ,
collection Contrebande
Scénariste :
Carlos Trillo
Dessinateur :
Eduardo Risso
Date de parution : octobre 2009
Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 156
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De la BD en Argentine...
Un futur sombre et glauque
Dans un futur noir et désespéré, Lisa est une femme cyborg. Elle a été vendue par son ancien amant qui voulait s’acheter de la drogue et a été récupérée par les sbires du Conseil sur la table d’opération d’un réseau de vendeurs d’organes. Depuis, elle a été rafistolée et elle est devenue une véritable machine de guerre, exécutrice des basses œuvres de ses employeurs. Incapable de parler, exécutant les ordres avec efficacité et célérité, est-elle encore humaine ? A-t-elle encore des sentiments ? Au début du second tome, on la voit discuter avec une étrange poupée...
À oublier rapidement
Autant le dire clairement, on a bien du mal à trouver aux deux albums de Point de Rupture des aspects positifs. L’univers semble aussi vide que peu crédible et ce futur désespéré dans lequel deux organisations s’affrontent a bien du mal à prendre corps. Hormis ces deux structures, on n’y croise guère d’être humain, seulement quelques pauvres êtres faméliques à bout de souffle. On se demande alors pourquoi le Conseil et la Commune luttent l’un contre l’autre.
Les personnages offrent également peu d’occasion de véritablement s’y intéresser. Carlos Trillo ne montre pas assez les sentiments de Lisa. Elle est trop souvent cyborg et pas assez humaine. Trop froide, on a du mal à s’identifier à ce personnage et rapidement elle en perd tout intérêt.
Les dessins, enfin, sont pauvres et secs. Manquant de finesse, manquant de détails dans les arrière-plans (et pas seulement), on n’a guère de quoi s’enthousiasmer. Quant au scénario, il est bien trop maigre pour espérer sauver l’ensemble par un rebondissement. Bref, on conseillera surtout aux lecteurs de passer leur chemin.







