de Frank Miller et Frank Miller
aux éditions Semic ,
collection Semic Books
Scénariste :
Frank Miller
Dessinateur :
Frank Miller
Couleurs :
Lynn Varley
Traduction :
Sophie Viévard
Date de parution : mai 2004
Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 120
Titre en vo : 1
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Je vis pour le jour ou je pourrais mourir a votre service , ô mon maître !
Tout
d’abord une petite définition un Ronin c’est quoi ? Le Ronin est un samouraï déshonoré
parce que son seigneur est mort et qu’il n’a donc pas pu le défendre. Il n’a pas
été à la hauteur et est donc condamné à errer, à se marginaliser. Il ne cherche
qu’une chose : venger son seigneur, et son honneur. Il va alors devoir tuer le
meurtrier de son seigneur, avant de se donner la mort en se tranchant le ventre.
Mais ayant retrouvé son honneur ! Voilà qui devrait vous permettre de suivre mon
petit résumé. L’histoire de Ronin peut paraître assez tordue ou simpliste
selon son niveau de S-F : un samouraï déchu se retrouve projeté dans un futur post-apocalyptique,
où il devra livrer son combat final avec le démon. Ce futur est en pleine reconstruction.
Le milliardaire Taggart a créé le complexe Aquarius pour remettre de l’ordre dans
tout ça. Au commande il y a un ordinateur géant Virgo et un jeune enfant tronc
Billy. Après une réincarnation mouvementée, le Ronin se trouve plongé dans cet
univers infernal face à des gangs rivaux, à la police, les service de sécurité
d’Aquarius et bien sûr, à Agat. Avec ce second tome, Ronin prend ses premiers
contacts avec ce nouveau monde pendant que Casey, chef de la sécurité d’Aquarius,
se prépare pour une chasse au samouraï.
Miller, le Miller ! (pas celui
de la télé)
Au début des années 80, Frank Miller réussit
à entrer chez Marvel Comics, où il commence par dessiner quelques épisodes de
Spider-Man. Mais c’est sur le personnage de Dardevil qu’il va prendre
son envol. D’abord au dessin puis au scénario, il plonge Daredevil dans
une ambiance très polar. Miller en rajoute aussi sur le réalisme par la violence,
rendant progressivement le comics plus adulte. Il se réapproprie quelques personnages
comme Elektra, une femme ninja, mercenaire, Le Caïd et Le Tireur pour en faire
de vrais méchants. La série connaît un grand succès. Ce qui permet à Miller de
passer chez DC Comics. Vers 1983, Frank Miller entamera une collaboration avec
Lynn Varley, qui s’occupera dorénavant du coloriage de son travail. Leur première
création est Ronin une mini série qui ne rencontrera pas le succès. A la
suite du semi échec de Ronin, Miller s’attaque à une nouvelle mini-série qui connaîtra
un fort succès : Dark Knight Returns. C’est dans cette mini-série qu’il
fait exploser son style narratif (bien dit non ?). Un style qu’il mettra au service
du cinéma dans Robocop 2. A partir de ce moment, il acquiert le
statut d’auteur incontournable. Dès lors, il multiplie les travaux comme scénariste
avec Batman year one, Electra lives again et la série très
noir Sin City.
Shaolin Ninja contre les Robots de l’Espace ?
Que nenni !!
Ronin est une série vieille de 20 ans dont la première
version française est introuvable depuis fort longtemps. Depuis le bâclé Dark
Knight 2 sortit aux éditions USA en 2002, il est bon de se replonger dans du bon
vieux Miller de qualité. Ronin rassemble en effet à peu près tous les ingrédients
qui constitueront par la suite l’univers de Miller, ses personnages, ses thèmes
(des femmes d’une force de caractère exceptionnelle, le malmenage du héros), et
on peut s’amuser à y reconnaître tous les petits trucs qu’il réutilisera par la
suite dans ses autres séries ( le hippie, là, on dirait le Green Arrow de Dark
Knight !, un gang de néo-nazis SM, il a refait les mêmes dans Martha Washington
!). Miller décrit parfaitement un futur glauque et hautement dépressif. Les couleurs
de Lynn Varley rendent l’atmosphère lourde. Du point de vue graphique c’est du
bon Miller. Côté scénario, ça met du temps à décoller. On a presque l’impression
d’avoir affaire à de la série Z avec le coup du samouraï et du démon projetés
dans le futur par magie, franchement, au départ ça m’a laissé sceptique. Et puis
on se rend compte qu’en fait cà tient la route. Le scénario est donc moins nanaresque
qu’il n’y paraît de prime abord, mais ce n’est quand même pas un chef-d’œuvre.
Il y a des longueurs et l’on se retrouve un peu noyé sous une abondance de combats
et un dessin surchargé. Bref, les fans apprécieront et c’est l’occasion pour les
autres de s’introduire dans l’univers graphique de Miller.







