Sabbat Samba
( 1 )
de Hervé Jubert
aux éditions Albin Michel ,
collection Wiz
Genre : SF
Sous-genres :
  • Steampunk

Auteurs : Hervé Jubert
Couverture : Marc Moreno
Date de parution : mai 2004 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 476
Age minimum : 12 ans
Titre en vo : 1
Cycle en vo : Guin Saga

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Un final plein de fantaisies

Hervé Jubert a commencé par écrire pour les adultes : Deep Fighter mais aussi les trois volumes consacrés aux aventures de Pierre Pèlerin (Sinedeis, In media res et Erat Fatum). Puis il s’est lancé dans une trilogie destinée à la jeunesse dans la collection Wiz chez Albin Michel. Le Quadrille des assassins avait ouvert le bal, suivi du Tango du diable. Sabbat Samba clôt donc les aventures (et mésaventures) de Roberta Morgenstern.

Et vogue la galère

Roberta Morgenstern et Grégoire Rosemonde parviennent à reprendre à Camilla Banshee la fille du Diable. Mais cette dernière n’est pas sauvée pour autant. Elle se dématérialise au fur et à mesure des jours. Pour enrayer ce terrible processus, ses parents adoptifs décident de s’adresser aux quatre soeurs fondatrices : l’Air, la Terre, le Feu et l’Éther. S’engage une course-poursuite car pendant que la fillette disparaît, Camilla Banshee s’active à faire basculer les Gardiens des sanctuaires dans son camp afin de reconstituer la Magie Noire et d’invoquer le Diable. À bord de l’Albatros, un bateau volant, Roberta et Grégoire mettent le cap vers un météore où la Fondatrice s’est retirée dans une douillette maisonnette. Quel aspect de la magie va l’emporter ?

De l’action, beaucoup d’action, trop d’action ?

L’imagination d’Hervé Jubert est toujours aussi foisonnante. L’histoire va de rebondissements en rebondissements. Les nouveaux protagonistes sont tous plus farfelus les uns que les autres. Ermentrude, la Fondatrice est très attachante. Par contre, l’apparition du Diable et donc la révélation de son identité m’ont beaucoup déçue.

L’intervention dans son récit de personnages réels confère à ce livre une dimension d’uchronie. Le personnage de Stevenson est assez réussi, puisse-t-il donner envie aux jeunes lecteurs de se jeter sur les livres de ce précurseur du roman d’aventures. Introduire également la figure de Nicolas Flamel (philosophe et alchimiste qui aurait découvert le secret de la pierre philosophale) semble une démarche pédagogique intéressante. Mais cette surenchère dans l’imaginaire, l’inattendu, a peut-être compromis la portée réflexive de ce livre. Je n’ai pas retrouvé dans ce tome la dimension critique que j’avais appréciée dans le précédent.

La parenté avec la samba suggérée par le titre est donc tout à fait établie : Hervé Jubert nous entraîne à sa suite dans une histoire pleine de couleurs au rythme endiablé. Les amateurs s’emballeront, les autres traîneront les pieds...

Nathalie Ruas

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