de Freddy Martin et Thomas Mosdi
aux éditions Delcourt ,
collection Terres de Légendes.
Scénariste :
Thomas Mosdi
Dessinateur :
Freddy Martin
Couleurs :
Vincent Froissard
Date de parution : juin 2004
Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 48
Titre en vo : 1
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Sombre, très sombre.
Avec
Serpenters, Freddy Martin signe enfin ses deux premiers albums de bande
dessinée. Auparavant, il aura baladé pendant quelques années
ses pinceaux dans le monde de la pub et de l’illustration. Résultat, il
a réalisé de nombreuses affiches, couvertures de magazines et pochettes
de CD. Intégré à l’atelier Zébulon avec Etienne Leroux
et Vincent Froissard (lui aussi illustrateur de romans), il participe ensuite
à différents travaux comme des fresques géantes ou des décors
pour le jeu Iznogoud. Aujourd’hui on le retrouve donc aux commandes de la série
Serpenters avec un de ses amis de longue date : Thomas Mosdi (et Vincent Froissard
pour les couleurs). Ce dernier n’est autre que le scénariste de quelques
belles réussites comme L’ÎLe des morts avec Guillaume Sorel,
Xoco avec Olivier Ledroit, Malienda avec Bihel et surtout Korrigans
et La Graine de Folie avec Emmanuel Civiello.
L’agonie du monde
Dans un univers fortement inspiré des anciens peuples d’Amérique
du Sud, les terribles Serpenters sont sur le point de renaître. Et avec
eux la mort et la destruction de s’abattre sur le peuple des Atzlans. Entre folie
et désespoir, chacun aura sa manière de faire face au désastre.
Certains se regrouperont prêts à mourir jusqu’au dernier tandis que
les autres tenteront de fuir. Restent deux grandes questions : que sont les Serpenters
? Et comment les affronter ?
Trop noir ?
Serpenters
n’est pas franchement une série qui respire la joie de vivre. A chaque
page le désespoir et la mort rôdent. Graphiquement ce sentiment est d’autant
plus marquant que les dessins de Martin sont sombres et torturés, bien
servis par les couleurs assez glauques de Vincent Froissard. Le résultat
est visuellement assez frappant. A tel point qu’on réservera ce deuxième
album aux adultes. Reste quelques petits reproches comme le lettrage qui ne facilite
pas la lecture ou des planches peu lisibles à cause d’un dessin trop sombre.
Néanmoins, s’ils voulaient un album et une histoire tout en noirceur, Martin
et Mosdi ont réussi leur pari. A chacun maintenant de juger si ce récit
trouve écho en lui. Et il est d’ailleurs peut-être un peu trop tôt
pour se prononcer. Pour l’heure, les deux auteurs nous ont montré une histoire
assez frappante, presque choquante par moments. Reste à savoir comment
ils vont la poursuivre dans les prochains tomes. A suivre.







