de Hyung Min-Woo et Hyung Min-Woo
aux éditions Tokebi
Sous-genres :
- Horreur
Auteurs :
Hyung Min-Woo
Dessinateur :
Hyung Min-Woo
Couleurs :
Hyung Min-Woo
Traduction :
Nam Suk Pvun
Date de parution : novembre 2004
Inédit
Langue d'origine : Coréen
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 180
Titre en vo : 1
Parution en vo : janvier 2000
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Il était une foi
Suite des aventures hémoglobino-sergioleonesque
d’Ivan Isaak, ecclésiaste vendu au Malin pour
combattre le Mal.
Nous continuons la lecture du journal d’Ivan, seul témoignage
des origines de sa malédiction. Toujours en mission
pour le Saint-Siège, il est chargé de
percer le mystère du Domes Forata, cette étrange
châsse de pierre sensée renfermer l’essence
diabolique de Temosare, l’ange déchu.
Bogus de Guillon
Ce dernier, réincarné dans le corps du
chevalier Bogus de Guillon, a enfin contraint le frère
Vessiel, son inquisiteur, à renier sa foi. Cependant,
le moine dévoyé n’entend pas pour autant
servir les desseins de son tentateur. Apostat, certes,
il n’en renonce pas pour autant à sa volonté
de réduire Temosare à l’impuissance. Il
consacre dès lors toute son énergie à
s’en donner les moyens, et trouve dans les légendes
d’un peuple oublié, le secret de la construction
du Domes Forata. Il y enferme Temosare, et disparaît
peu après. C’est du moins ce que révèle
l’incunable confié au jeune Isaak par le frère
Raul, le légat du pape chargé de faire
la lumière sur cette pénible et embarrassante
affaire.
L’ardeur que celui-ci met à la découverte
de la vérité, éveille la curiosité
des autres chercheurs de la mission, qui en viennent
à se demander, si le jeune dignitaire de l’Eglise
ne serait pas en train de chercher autre chose pour
son propre compte. Seul à ne rien soupçonner,
le jeune Ivan Isaak, passe lui des heures à tenter
de déchiffrer les runes gravées sur le
Domes Forata. Alors qu’il pense enfin y être parvenu,
le fanatisme du frère Raul va se faire jour sous
un éclairage tout autre, et conduire Ivan au
bout de son initiation sanguinaire. Il entamera alors
sa mue vers l’être étrange, à la
foi homme et démon, que sa haine de Temosare
conduira au-delà du Mal et du Bien.
Lyrique et brillant
Toujours aussi lyrique et brillant, ce sixième
opus fait la part belle à un symbolisme très
biblique. Une des raisons de la réussite du Priest,
est d’ailleurs certainement à chercher dans l’occidentalisation
du style manwha/manga. Car au-delà de ces personnages
quelque peu monoblocs, ce qui est fascinant dans cette
saga, c’est l’obsession de Hyung Min-Woo pour la propagation
du mal. Plus encore, c’est sa vision de bouddhiste du
mal tel que défini par notre conception judéo-chrétienne,
qui donne tout son sel à la série. Son
côté caricatural s’y teinte soudain d’un
baroque, que la composition et le trait au hachoir du
jeune Coréen renforce d’autant. Plus on s’enfonce
dans cette intrigue, somme toute assez basique, plus
on se laisse prendre au jeu. Au rythme languissant de
feuilleton, que l’auteur s’amuse à briser d’accès
furieux de violence sanguinaire. The Priest possède
des atouts que d’autres n’ont pas pour séduire
un public de non initiés. C’est là un
argument de plus pour vous laisser gagner à la
cause.







