de Aleksa Gajic et Valérie Mangin
aux éditions Soleil
Sous-genres :
- Space opéra
Scénariste :
Valérie Mangin
Dessinateur :
Aleksa Gajic
Couleurs :
Aleksa Gajic
Date de parution : janvier 2004
Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 48
Titre en vo : 1
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Quatrième acte de la plus belle tragédie de l’Antiquité galactique
Valérie
Mangin est une universitaire accomplie avant d’être une scénariste douée. Elle
est allée jusqu’à la thèse en Sorbonne après avoir fait ses classes à Henri IV
et l’Ecole des Chartes. Elle rencontre son mari, Denis Bajram, à l’occasion d’une
dédicace. Le virus de la bande dessinée était déjà en elle avant que Bajram ne
lui propose d’entreprendre des recherches sur Attila et Aetius. Bientôt, elle
se lance seule en compagnie du dessinateur tchèque Gajic dans la grande épopée
du Fléau des Dieux. Succès immédiat pour une des plus belles séries de
Space opera disponible en ce moment.
Alea jacta est
Attila
est enfin parvenu à obtenir les coordonnées secrètes de l’emplacement de Rome.
La capitale de l’Empire romain galactique est désormais à sa merci. Le combat final
entre les troupes du Patrice Aetius, qui est en réalité sa fille Aetia, réincarnation
de la déesse Kerka, et Attila roi des Huns, tant attendu va enfin se jouer. Alors
que le sombre barbare est sûr de sa victoire, la fine stratège qu’est Aetia téléporte
la planète Rome juste avant le combat grâce aux Léviathans. Déconcertés, les Huns
engagent tout de même le combat…
Une série qui donne ses lettres de
noblesse au Space opera
Le Fléau des Dieux est une réussite
tant par l’originalité du scénario que par les planches en couleurs directes de
Gajic. On sentait dès le premier album que les deux auteurs nous entraîneraient
très loin. Mission totalement remplie puisqu’ils offrent au lecteur une série
de grande envergure. Valérie Mangin met son érudition au service de l’intrigue
dense qu’elle construit album après album. Jamais péremptoire, elle se sert de
ses connaissances du monde antique et les transporte, grâce à un imaginaire sans
bornes, dans l’espace pour leur donner une portée intemporelle. C’est bien cela
la tragédie, au-delà de la répétition c’est l’éternité de la souffrance qui est
révélée, et la découverte par les protagonistes d’un livre d’annales romaines
retraçant la vie de leurs homonymes est là pour le signifier. Que sont Attila
et Flavia aux prises avec un Destin qui les dépassent ?
Le combat final
tant attendu entre les deux réincarnations des dieux Mars et Kerka a enfin lieu.
Si les combats spatiaux sont magnifiques, épiques voire homériques, il n’en va
de même pour la confrontation entre les deux héros dévorés par leur passion dans
laquelle la haine n’est que le revers de l’amour. Ersatz issus d’un mauvais dessin
animé de SF, les deux entités transformées en une sorte d’aura, rouge pour
l’une et verte pour l’autre, sont une faute de goût. Cependant, on passe rapidement
outre au regard de l’ensemble des planches de Gajic. A noter qu’un cahier de croquis
est ajouté pour la première édition. Il permet de faire le lien avec la nouvelle
série des Chroniques de l’Antiquité galactique : Le Dernier Troyen. Pour
finir, disons simplement que la série Le Fléau des Dieux est devenu d’ors
et déjà un classique. Incontournable !







