de Célia Rees
aux éditions Seuil ,
collection Jeunesse
Auteurs :
Célia Rees
Couverture :
Lorenzo Mattotti
Traduction :
Anne-Judith Descombey
Date de parution : mai 2003
Inédit
Langue d'origine : Anglais UK
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 1
Age minimum : 14 ans
Titre en vo : 1
Cycle en vo : Guin Saga
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Deuxième épisode de l’aventure de Mary, très attendu de ceux qui ont adoré le premier.
Au
beau milieu de la déferlante Harry Potter et consorts, Journal
d’une sorcière, le premier tome de Celia Rees dénotait. La sorcellerie
n’y était pas présentée comme quelque chose de particulièrement
ludique ni rigolo mais comme un motif d’excommunication et de torture chez les
premiers colons du Nouveau Monde. Remarquablement bien écrit, documenté
et prenant, ce premier volume a notamment été distingué en
France du Prix Sorcière 2003 qui récompense le meilleur roman adolescent.
Le récit suivait le journal intime de Mary, jeune
anglaise qui, après avoir vu sa grand-mère
exécutée par les puritains pour suspicion
de sorcellerie, partait, contre son gré, se cacher
en Amérique dans une colonie de mormons. L’aventure
de la jeune fille aurait pu se terminer à la
fin du premier épisode, lorsque, découverte,
elle s’enfuyait de la communauté et ne laissait
derrière elle que son journal intime. Celia Rees
précise d’ailleurs dans son préambule
qu’elle n’avait pas prévu de suite. L’idée
lui en a été soufflée par son éditeur :
le risque était donc que ce second tome inattendu
fasse tomber d’un seul coup la très bonne impression
que nous avait laissée le premier...
Changement radical de décor
On avait quitté Marie s’enfuyant de sa communauté
pour ne pas y être pendue, on la retrouve effrayée
et éreintée, en train de s’endormir dans
la neige. Seulement cette première scène
n’est plus issue du journal intime de la jeune fille
mais de la vision qu’Agnès, jeune indienne étudiante
à Boston en 2001, vient d’avoir en terminant
la lecture de ce journal récemment édité
par une anthropologue. Profondément troublée
par ce rêve qu’elle vient de faire, elle sait
qu’il constitue la preuve que, comme toutes les femmes
de sa famille, elle est -elle aussi- une sorcière.
A la fin de son livre, la chercheuse qui a édité
le journal de Mary précise qu’elle est toujours
à la recherche d’éléments lui permettant
de retracer la vie de la jeune fille après son
départ de Beulah. Agnès hésite
mais se résout à la contacter. Dans sa
tribu on raconte depuis très longtemps l’histoire
d’une Chaman, une guérisseuse, blanche, qui aurait
vécu un moment parmi les siens. La propre tante
d’Agnès a d’ailleurs conservé des objets
qui auraient très bien pu appartenir à
Mary. Agnès les connaît bien : elle les
a souvent regardés quand elle était petite.
Pour convaincre sa tante d’en dire un
peu plus à la chercheuse sur ce qu’elle sait de Mary et essayer de comprendre
d’où viennent ces étranges visons qui l’assaillent, Agnès
repart donc passer quelques jours dans sa tribu. C’est le début d’un voyage
à travers le temps pour savoir ce qu’il est advenu de Mary après
sa fuite.
Différent mais à ne surtout pas manquer
Ce second tome déroute car l’ambiance y est
radicalement différente du premier. L’introduction
qui se déroule au vingtième siècle
est relativement longue et on attend impatiemment de
retrouver Mary et l’Amérique des premiers colons.
Or, on retrouve bien Mary au bout d’un moment mais le
cadre change également puisque cette fois, on
va la suivre au sein de différentes tribus indiennes.
Mais ceci ne fait pas de ce second tome un mauvais livre :
bien au contraire. Comme dans le premier, on sent que
rien n’est laissé au hasard et que l’histoire,
bien que totalement fictive, est néanmoins étayée
d’un bon nombre d’éléments historiques.
C’est encore une fois très bien écrit,
prenant et intelligent. Même s’il n’était
pas indispensable, il serait quand même dommage
de passer à côté.







