de Sébastien Damour et Jean-Pierre Pécau
aux éditions Delcourt
Scénariste :
Jean-Pierre Pécau
Dessinateur :
Sébastien Damour
Couleurs :
Fabrys
Date de parution : février 2005
Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 48
Titre en vo : 1
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Le mystère de l’origine d’Audrey est enfin résolu
Les auteurs livrent avec cet album le neuvième volume de la série
Nash et deuxième de leur épopée martienne, ils ne sont
pas près d’en avoir terminé avec leurs héros. Jean-Pierre
Pécau vient du monde du jeu de rôles. Il se destinait au beau métier
d’enseignant mais finalement il quitte le professorat et change radicalement
de voie en travaillant pour une société d’importation de
jeux de rôles et en participant aux premiers numéros de Casus
Belli. Il évolue dans ce monde, tantôt traduisant des jeux étrangers,
tantôt participant à l’élaboration des premiers jeux
français, tantôt rédigeant des Livres dont vous êtes
le Héros pour Hachette, collection dont il assumera le rôle de
directeur. Alors comment en est-il venu à la bande dessinée ?
Grâce à un jeu de plateau destiné aux éditions Dargaud,
qui finalement ne verra jamais le jour. Depuis, Delcourt l’a accueilli
en son sein pour plusieurs séries parues notamment sous le Label Série
B : Arcane, Arcane Majeure, et bien sûr Nash.
Damour, de son vrai nom Sébastien Tessier, dessine depuis son plus jeune âge
et c’est tout naturellement qu’il se destine au métier de
professeur de dessin. Pourtant, la rencontre avec les éditions Delcourt
au Festival d’Angoulême en 1994 va en décider autrement. On
lui propose le projet de la série Nash qui convient parfaitement à son
imaginaire empreint de science-fiction. Il dessine depuis les aventures de son
héros fétiche avec le succès qu’on lui connaît.
« Hier, j’avais dans l’idée de draguer une gentille
terrienne, et en moins de douze heures un enragé a voulu m’éclater
la tronche […], j’ai échappé de peu à une pluie
d’astéroïdes, j’ai été kidnappé par
la résistance, et j’ai appris que la gentille terrrienne était… »
Mars et ses deux camps qui s’affrontent. D’un côté,
les Bleus qui sont pour la Terraformation et qui sont aux commandes du gouvernement
de la planète. De l’autre, les Rouges, des rebelles qui refusent
que l’homme détruise Mars comme ils ont détruit la Terre.
De nombreux attentats sont régulièrement perpétrés,
touchant alternativement les deux parties. Et si les hommes de Mars avaient un
ennemi commun qui ne s’est pas encore dévoilé ? De leur côté,
Nash Tulsa et sa fille sont toujours à la recherche du professeur Labory.
Poursuivis par des agents terriens qui sont sur leurs traces, ils trouvent refuge
auprès de la résistance rouge dont la tête pensante est justement
le professeur. Arrivés dans une petite ville, ils défendent un
pauvre gars et laissent un paquet de bonhommes sur le carreau, pour la discrétion,
c’est assuré !
« Cette jeune femme semble avoir hérité du caractère
de son père…
Je dois prendre ça comme un compliment ? »
Pas de doute, les auteurs sont encore bien en verve pour nous narrer les aventures
de Nash et d’Audrey. La relation entre le père et la fille est devenue
le leitmotiv humoristique de la série et on en redemande. Audrey grandit
et ce n’est pas du goût de Nash. Les vannes il a l’habitude
mais quand cette dernière s’émancipe trop, il voit rouge.
Le gentil mais lâche Sven, après avoir séduit la fille, va
devoir éviter la colère du père. Outre la relation père-fille,
ce neuvième tome est riche en révélations. Les héros
parviennent enfin à rencontrer le professeur Labory qui leur en apprend
plus sur l’origine d’Audrey. Elle est en fait issue d’une manipulation
génétique : son ADN n’est pas entièrement humain.
Le plus surprenant est la réaction de Nash et sa fille : elle est totalement
neutre face à la nouvelle ! Il faut dire qu’ils n’ont pas
vraiment le temps de se reposer et de réfléchir calmement entre
leur fuite perpétuelle face à cet agent spécial terrien
qui n’a qu’un but les tuer, les rencontres mystérieuses avec
la résistance rouge ou les tentatives d’échapper à une
pluie d’astéroïdes. Vous l’aurez compris aucun temps
mort dans cet album, les événements s’enchaînent à une
vitesse vertigineuse, tant et si bien que l’on se demande si nos deux héros
ne se sont pas transformés en super-héros.
Du côté des dessins, Damour prend un plaisir évident à rendre
les grands espaces vides de Mars. Il met en opposition les scènes d’intérieur
qui se tiennent toujours dans des endroits clos et étouffants et les courses
poursuites dans le bush martien ouvert à tout vent et qui semble infini.
Une opposition accentuée par les couleurs de Fabrys. En effet, les lumières
artificielles sont un fabuleux contrepoint à la lumière rouge et
vive de l’extérieur. Un neuvième tome efficace et bondissant
que les amateurs de la série apprécieront.







