de Brian Aldiss
aux éditions Métaillé
Sous-genres :
- SF
Auteurs :
Brian Aldiss
Date de parution : août 2001
Inédit
Langue d'origine : Anglais UK
Type d'ouvrage : Recueil
Nombre de pages : 1
Titre en vo : 1
Cycle en vo : Guin Saga
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Un recueil décevant de la part de l’un des maîtres de la SF.
Agé
de 76 ans, Brian Aldiss est ce que l’on appelle un papy de la SF. Mais pas question
de retraite paresseuse pour l’auteur des classiques Le Monde Vert et Le
Cycle d’Hélliconia. Même à son age respectable, il continue
à écrire nouvelles sur nouvelles comme en témoigne ce recueil
qui s’ouvre sur les trois textes qui ont servi de point de départ au film
sortant ces jours-ci : Intelligence Artificiel.
Un robot pour
la tendresse
Son idée pour ces trois histoires est assez simple.
Dans un monde où avoir un enfant nécessite de la patience, la femme
d’un riche homme d’affaire compense son manque affectif par David, un androïde
au corps de petit garçon. Mais l’enfant a un souci. Il ne comprend pas
la différence entre un androïde et un être vivant. Après
tout, n’a-t-il pas lui aussi des sentiments ? Pourquoi dans ce cas sa mère
ne le considère pas comme son véritable fils ? Pourquoi lui refuse-t-elle
son affection ? Une petite tragédie quotidienne édifiante.
Ces nouvelles sont donc les stars de ce recueil. En tout cas, ce sont elles qui
sont mises en avant, complétées par une introduction de Brian Aldiss
racontant comment elles ont fini dans les mains de Spielberg. Derrière
elles se cachent pas moins de 18 autres récits. Véritable catalogue
de short stories, elles montrent à quel point notre auteur à une
imagination prolifique, abordant de nombreux sujets de la vache folle à
l’exploration de la galaxie en passant par l’utopie et le voyage temporel. Un
vrai fourre-tout de situations et de thématiques…
Décevant
Mais en partant du principe qu’une bonne idée ne fait pas forcément
une bonne histoire, Supertoys est un recueil décevant. Trop souvent
les nouvelles ne sont que des prétextes aux réflexions de l’auteur,
manquant singulièrement d’intrigue. Pire, la narration elle-même
est parfois défaillante. On est pas " transporté "
par l’histoire au point de vouloir la finir à tout prix. Même les
trois nouvelles d’Intelligence Artificielle nous laissent sur notre fin. Certes
l’idée de départ est bonne, mais la narration n’y est pas. Elle
manque singulièrement d’une ambiance ou d’une atmosphère qui nous
aurait rendu proche des héros. Ici, on reste un peu à l’extérieur
du texte. C’est dommage.
Même si toutes les nouvelles ne méritent
pas un abord aussi négatif, on attendait beaucoup mieux d’Aldiss. Un raté
dans sa bibliographie.






