de Andreas et Joann Sfar
aux éditions Delcourt ,
collection Humour de Rire
Sous-genres :
- Humour
Scénariste :
Joann Sfar
Dessinateur :
Andreas
Couleurs :
Walter
Date de parution : décembre 2002
Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Intégrale
Nombre de pages : 48
Titre en vo : 1
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Le niveau 103 du donjon : bienvenue dans un monde de brutes
"- Sois prudent, lapin aux oreilles de velours, car des forces dont tu n’imagines pas la force convoitent ce bijou !
Des forces dont je n’imagine pas la force, c’est un peu nul, comme phrase
Joann
Sfar et Lewis Trondheim, les créateurs de Donjon (pour les néophytes,
une série pastiche issue du jeu de rôle….) ont eu la bonne idée
de déléguer un peu leur travail à quelques dessinateurs,
sans doute pour éviter la redondance de leurs séries. Après
Donjon Zenith (la base), Donjon Proton Minet (avant Zenith)
et Donjon Crépuscule (après) et Donjon Parade, où
Trondheim, Blain, Sfar et Larcenet se sont relayés au dessin, c’est au
tour d’Andréas de collaborer à cette série prolixe et amusante
qui fait fureur chez les rolistes. Les albums ne sortent pas de façon chronologique
et chaque série est indépendante. Et les auteurs prolixes ! Il n’y
a plus qu’à piocher selon ses préférences et à se
laisser séduire par l’humour du Donjon. Vous avez compris le principe ?
Facile : du délire, des personnages à mourir de rire, une même
base de scénario et un dessinateur guest à chaque album.
Bienvenue
dans le Donjon !
Où ai-je mis mon dé de dix ?
Marvin Rouge, le lapin (si si) banni, a pour mission d’escorter les femmes
du village dans la savane Barbare. Perdu sur une planète et muni d’une
carte (magique, sinon, c’est pas du jeu), il doit donc aller jusqu’au bout de
sa quête en évitant les dangers.
Puisqu’on vous dit que
ce n’est pas une fourmi !!
Mais un lapin rouge ! Si, si ! D’ailleurs,
la preuve : tous les lapins rouges s’appellent Marvin, en l’honneur du premier
lapin rouge, un grand guerrier. Les dents, ce n’est pas de sa faute. On peut être
un lapin et avoir les canines pointues. Ca arrive. Surtout quand on est rouge.
La quête de Marvin n’est pas facile, malgré ces atouts que chacun
prendra à leur juste mesure : peuplades inconnues et guides ancestraux,
planètes qui explosent, horde de femmes pinailleuses à convoyer… Ca
vous dit quelque chose ? Et pour cause, c’est le principe. On prend les grands
clichés de l’héroic fantasy et du jeu de rôles et on mélange.
Le scénario n’a donc rien d’extraordinaire. Mais ce n’est pas ce qu’on
demande. L’intérêt de Donjon réside justement dans la redondance,
dans cet humour de fans de fantasy et de jeux de rôles qui revient sans
cesse décaler les grandes quêtes et les personnages caricaturaux.
Attention ! Pour peu qu’on accroche au style, mi comics mi naïf, on ne peut
plus s’en passer. Les fans du donjon de Nahalbeuk, diffusé sur internet
(un vrai bonheur) connaissent déjà et ont glissé progressivement
vers cette série qui connaît également un grand succès
chez les enfants.






