de Orson Scott Card
aux éditions Folio SF
Sous-genres :
- Uchronie
Auteurs :
Orson Scott Card
Couverture :
Eikasia
Traduction :
Patrick Couton
Date de parution : mai 2003
Inédit
Langue d'origine : Anglais US
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 1
Titre en vo : Alvin Journeyman
Parution en vo : janvier 1995
Lire tous les articles concernant Orson Scott Card
Un quatrième tome en bonne compagnie
La torche et le faiseur
Le septième fils d’un septième fils est un être qui possède de grands pouvoirs, c’est un "faiseur" capable de modifier la réalité par le simple fait de faire, de créer des choses. C’est en tout cas la légende qui court dans cette Amérique uchronique du XIXème siècle. Cette légende semble se réaliser après la naissance d’Alvin Smith, un septième fils de septième fils car autour de lui des phénomènes étranges se produisent. Heureusement pour lui Peggy Larner, qui a assisté à sa naissance, veille sur lui. Peggy est en fait une torche, une femme capable de voir l’avenir, et c’est grâce à ce pouvoir qu’elle sait ce que va devenir Alvin.
Un périple dangereux
Après avoir réussi son apprentissage de Forgeron, Alvin est devenu compagnon. Compagnon forgeron mais surtout "compagnon faiseur" car il doit réaliser la vision qu’il a eue en compagnie du prophète rouge : une ville de cristal. Pour cela, il parcourt toute l’Amérique du Nord en quête de réponses, en quête de personnes à qui il pourra apprendre ce qu’il sait. Dans son périple, il est accompagné d’Arthur Stuart, un petit esclave noir qu’Alvin a sauvé mais qui est recherché par son propriétaire. Mot-pour-mot va aussi le rejoindre et il va faire la rencontre d’En-vérité Cooper, un avocat qui le défendra au moment où il se retrouvera en prison. Derrière tous les problèmes d’Alvin se cache l’ennemi car si un faiseur existe, il y a aussi un défaiseur qui agit dans l’ombre. Mais le véritable danger proviendra d’ailleurs. Calvin, le petit frère d’Alvin possède lui aussi un pouvoir, certes moindre que son frère mais important quand même et il lui voue une haine farouche et tenace, au point de partir pour l’Europe faire la connaissance de Bonaparte qui a des dons particuliers.
De la fantasy imprégnée d’éthique et d’uchronie
Voici le quatrième tome des Chroniques d’Alvin et c’est très agréable de pouvoir suivre l’initiation de ce faiseur d’univers en herbe. Orson Scott Card nous emmène dans une uchronie, une histoire se passant dans le passé mais dont la réalité diffère de la nôtre. On y retrouve des personnages connus comme Bonaparte ou Lafayette mais dans un contexte complètement différent. Les origines mormones de l’auteur transparaissent tout au long du récit. En effet, il est imprégné de conscience morale et d’éthique, de ce qui est bien ou mal. Comme dans tout récit de fantasy, il est question d’une quête et d’une initiation. C’est celle d’Alvin qui passe de l’adolescence à l’âge adulte avec toutes les responsabilités qui incombent. Malgré ce que l’on pourrait croire le style n’est pas trop pompeux et la magie qui règne dans cet univers est très bien acceptée car on sait que ce n’est pas notre réalité. C’est avec plaisir qu’on lit ce livre en attendant avec impatience la réédition des tomes suivants.






