de Isaac Asimov
aux éditions Folio SF ,
collection SF
Sous-genres :
- SF
Auteurs :
Isaac Asimov
Traduction :
Monique Lebailly
Date de parution : novembre 2001
Inédit
Langue d'origine : Anglais UK
Type d'ouvrage : Recueil
Nombre de pages : 1
Titre en vo : 1
Cycle en vo : Guin Saga
Lire tous les articles concernant Isaac Asimov
Un recueil d’Asimov en demi-teinte
Voici
un court recueil regroupant onze nouvelles du Bon Docteur. Dans sa forme, il est
à rapprocher de Nighfall*. En effet l’auteur introduit chaque texte
par une mini-préface dans laquelle il explique sa genèse et donne
au lecteur quelques anecdotes. On découvre ainsi un Asimov sûr de
lui et de son génie, à la limite de la suffisance, imbu de lui-même…
Mais bon, tout le monde n’a pas révolutionné un genre littéraire
à l’âge de 20 ans…
Deux très bonnes nouvelles
Dans Il arrive, on retrouve Multivac, le giga-ordinateur qui a bien
mûri depuis La Machine qui gagna la guerre (in Jusqu’à
la quatrième génération*). L’humanité se trouve
confrontée à une menace extraterrestre : un OVNI s’approche précédé
d’un message de mort dont le décryptage est la condition sine qua non à
la survie de l’humanité. Multivac est mis sur le problème, trouvera-t-il
la clef de l’énigme (Tan-Tan-TAN ! ! !) ? Une conclusion percutante et
cynique comme les affectionne Asimov. Le premier est sans doute un des deux meilleurs
textes du livre. L’autre excellente nouvelle est Rien pour rien. Débarquant
sur Terre en 15000 av. J-C, une race extraterrestre découvre l’humanité
et son art rupestre. L’échange qui en résultera changera la face
du monde (le nôtre évidemment).
Comparé à ces deux-là,
les autres nouvelles font pâles figures malgré la bonne idée d’Un
châtiment sur mesure où dans un avenir pas si improbable l’analphabétisme
est de ne pas savoir se servir d’un ordinateur. Une Soirée de chant et
Un sourire qui coûte cher se rattachent au cycle d’Azazel, les
péripéties de ce micro-démon aux cadeaux empoisonnés
n’emportent guère l’adhésion. Asimov s’essayant au fantastique…
bof**. Pour le reste, deux histoires de voyages dans le temps, une short story
et quelques autres qui sans être mauvaises restent très banales.
Agréable mais sans plus...
Avec ces textes courts,
dans la lignée de Nightfall (1969), mais en moins bon, Les Vents du
changement (1983) reste d’une lecture agréable. On ne remarque aucune
différence entre les deux recueils écrits avec une dizaine d’années
d’écart. L’auteur n’a plus à innover, il est à l’apogée
de son art et surtout de sa réputation. Il ne semble pas désirer
se remettre en cause et écrit sur commande. Asimov’s stories 30 minutes,
Bonjour !
On est bien loin des fameux cycles des Robots et de
Fondation. Si vous voulez savoir ce que le maître a écrit
de mieux à part ça, il faudra attendre la réédition
du fameux Nightfall (avec lequel je vous bassine depuis le début
de cette chronique) qui contient le célèbre Quand les ténèbres
viendront, un véritable bijou. Espérons que Folio SF nous sorte
rapidement des tiroirs de feu PdF (en un seul volume de préférence,
comme l’édition originale, ça serait parfait, d’avance merci).
En bref, avec ses 185 pages péniblement comblées, seules deux
nouvelles vous laisseront un souvenir durable, soit une quarantaine de pages à
tout casser. Les Vents du changement, c’est un peu comme un produit Light
: le meilleur a été remplacé par un ersatz, c’est pas vraiment
bon - on le sait - et on achète quant même en croyant se faire du
bien...






