de Blanquet et Joann Sfar
aux éditions Delcourt
Sous-genres :
- Humour
Scénariste :
Joann Sfar
Dessinateur :
Blanquet
Couleurs :
Blanquet
Date de parution : juin 2003
Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 48
Titre en vo : 1
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Pourquoi tant de haine ?
Joann
Sfar et Lewis Trondheim, les créateurs de Donjon (pour les néophytes,
une saga pastiche issue du jeu de rôle...) ont eu la bonne idée de
déléguer un peu leur travail à quelques dessinateurs, sans
doute pour éviter la redondance de leurs cinq séries. Les albums
ne sortent pas de façon chronologique et chaque série est indépendante.
Et les auteurs prolixes ! Il n’y a plus qu’à piocher selon ses préférences
et à se laisser séduire par l’humour du Donjon. Vous avez
compris le principe ? Facile : du délire, des personnages à mourir
de rire, une même base de scénario et un dessinateur guest à
chaque album. Bienvenue dans le Donjon ! Revenons au Noir Seigneur. Blanquet
a collaboré à de nombreux journaux, tels que Libération ou
Télérama et sorti une bonne pile d’albums chez des éditeurs
indépendants. Il a également participé à des comics
US (Zero Zero et Blabs), restant l’un des seuls français
à avoir importé son style cruel et décalé au-delà
de l’Atlantique.
Pourquoi tant de haine, Herbert ?
Le
Grand Khân (Herbert, le héros du premier épisode de Donjon)
a décidé de laisser son pouvoir ténébreux le quitter,
menant le monde, déjà en crépuscule, à une déstructuration
beaucoup plus rapide que prévu. Ses anciens lieutenants se révoltent
alors pour lui prendre un statut qu’il a conservé, celui de chef suprême.
Aidé de sa fille et de quelques objets magiques, le Grand Khân doit
tout simplement sauver sa peau (et un peu le monde, mais vraiment juste pour le
principe).
Parce que c’était ma destinée de canard…
Avant toute chose, il faut replacer le contexte : La Carte Majeur
(Donjon Monsters -3), Armaggedon (Donjon Crépuscule -103) et Le
Noir Seigneur se déroulent au même moment apocalyptique, vu par
le Grand Khân, Marvin Rouge et le Roi Poussière. Il n’y a pas grand
chose à dire sur le scénario. On retrouve avec plaisir l’imagination
et l’humour (redondant mais jouissif) de Sfar et Trondheim. Ce n’est, cependant,
pas tout à fait un album de pur délire, puisqu’il s’inscrit dans
une trilogie et apporte juste un angle différent à une partie de
l’histoire que nous connaissons déjà (Armaggedon). Le style
de Blanquet est plus incisif que la plupart de ses prédécesseurs
et livre quelques excellentes planches. Beaucoup plus sombre, il colle parfaitement
à l’histoire, la destruction d’un monde et l’avènement puis la déchéance
d’un seigneur maudit (même si c’est un canard). Un bon album, donc, ce qui
n’est pas très étonnant…






