de Enrique Alcatena et Mikis
aux éditions Soleil ,
collection Terres Secrètes
Sous-genres :
- Historique
- Thriller
- Vampire
Scénariste :
Mikis
Dessinateur :
Enrique Alcatena
Couleurs :
Patrice Duplan
Date de parution : octobre 2008
Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 48
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Des Grognards et des Vampires
Enrique Alcatena est un vieux routier des comics, ayant participé à des séries prestigieuses comme Flash, Batman ou Les 4 Fantastiques.
Débâcle et déchéance
Les armées de Napoléon fuient la Russie, dans le froid et la mort. Parmi les soldats qui tentent de survivre, une poignée de grognards déchus décident de déserter pour partir à la recherche d’un trésor caché.
Entraînés par un ancien prêtre un peu fou, ils traversent la Moldavie pour retrouver le château qui doit abriter un magot colossal. Mais les forêts de l’Europe centrale sont peuplées de créatures sanguinaires, dont certaines ont visiblement été dressées dans le dessein de tuer les intrus. Le groupe se resserre, apprend à se connaître.
Mais cela suffira-t-il à faire face à ce qui se cache dans ce château, surveillant depuis des siècles les pillards imprudents ?
Une fin peu convaincante
Le scénario démarre bien. Cette troupe d’hommes et cette femme, engagés dans une aventure sans retour, sont à la fois pathétiques et magnifiques. Il y a un vrai plaisir à les voir vivre, s’apprivoiser peu à peu, apprendre la confiance et le respect mutuel.
C’est vers la fin que les choses se gâtent... Tout d’abord, les animaux qui défendent la forêt sonnent faux, en particulier l’ours transformé en Wolferine. Ensuite, l’histoire se transforme en jeu de rôle à la chasse aux pièges. Avec l’arrivée des vampires, l’histoire retombe dans le banal, le déjà-vu – en mieux. Ce qui est vraiment dommage au vu du très bon début et des caractères trempés des personnages.
Étrangement, le graphisme suit la même pente. Féroce dans le dessin des trognes des grognards, Alcatena se perd un peu dans les scènes de combat qui en deviennent peu intéressantes.
L’ensemble de l’album est en fait plutôt bien fait, mais comme il part de haut pour tomber assez bas, il laisse au final une impression assez mitigée.






