de Mary Gentle
aux éditions Folio SF
Sous-genres :
- Uchronie
Auteurs :
Mary Gentle
Couverture :
Alain Brion
Traduction :
Patrick Marcel
Date de parution : octobre 2008
Réédition
Langue d'origine : Anglais UK
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 622
Titre en vo : Carthage ascendant
Parution en vo : 1999
Première parution : 2004
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Le potentiel du cycle se confirme
La guerre et ses horreurs
Le roman reprend peu avant la première grande bataille qui doit opposer la Bourgogne aux envahisseurs de Carthage. Bataille sanglante au cours de laquelle Cendres est capturée par les soldats wisigoths et faite prisonnière en plein cœur de la ville ennemie. Elle devra mettre à profit toutes ses ressources pour se sortir de cette passe difficile.
Là où La guerrière oubliée se concentrait sur le quotidien d’une troupe de mercenaires, La puissance de Carthage se recentre sur Cendres et ses relations avec les autres protagonistes importants du récit. L’héroïne gagne ainsi en profondeur et montre qu’elle est plus que son simple statut de mercenaire. Elle apprendra beaucoup sur elle-même et son attachement à sa compagnie de mercenaires.
Une suite qui comble les manques du premier volume
La guerrière oubliée était une mise en place de l’univers. Un univers médiéval classique mais dont certains points divergent de celui que l’on connaît. D’où un premier volume d’exposition très riche mais difficile à cerner, et qui laissait beaucoup de points en suspens. Ici, le roman reprend de manière plus équilibrée le principe d’une alternance entre le récit de Cendres et la relation épistolaire entre un chercheur et son éditrice : les passages de récit proprement dit sont plus longs et il est de ce fait plus aisé d’entrer dans la narration et de s’attacher aux personnages.
On peut dire que cette deuxième partie des aventures de Cendres entre enfin dans le vif du sujet : on apprend à mieux connaître les personnages et notamment l’héroïne, qui devient plus humaine. On trouve, exposés, ses doutes, ses craintes, et surtout sa rage de vivre. Elle n’est pas une simple machine de guerre ou un mercenaire sans scrupules, même si une vie de soldat tout en entendant des voix, en font un être de toute façon à part. Les détails sur son passé sont très bien amenés et on suit avec intérêt les révélations qui parsèment le récit.
Les éléments fantastiques ou merveilleux sont aussi davantage développés, la réalité telle que nous la connaissons se trouve décalée de plus en plus vers un mélange habile de roman historique, de fantasy et de science-fiction. Un cycle qui se joue des codes habituels de la fantasy pour donner des romans très personnels qui méritent qu’on s’y attarde.
Cette deuxième partie complète parfaitement la première et laisse augurer du meilleur pour les suites du cycle !






