de Philip K. Dick
aux éditions Livre de Poche ,
collection SF
Auteurs :
Philip K. Dick
Couverture :
Manchu
Traduction :
Pierre Lorrain
Date de parution : février 1991
Inédit
Langue d'origine : Anglais US
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 256
Titre en vo : The Man Who Japed
Cycle en vo : Guin Saga
Parution en vo : janvier 1956
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Le Profanateur est un livre surprenant de Philip K.Dick où les thèmes de prédilection de l’auteur côtoient un côté humoristique. Et, encore une fois, c’est une réussite...
Les grands auteurs de science-fiction sont indémodables. Plus de deux décennies après sa mort, Philip K.Dick fait toujours l’actualité des librairies avec notamment une grande campagne de réédition de ses nouvelles aux éditions Folio SF. L’occasion de se rappeller combien l’homme avait du talent. On peut aussi replonger de temps à autres dans ses romans. Et par exemple Le Profanateur.
Un acte inexpliqué
Comme l’indique l’illustration de l’édition du Profanateur aux éditions du Livre de Poche, le héros est un homme qui vient couper la tête à une statue. Un acte que lui-même ne s’explique pas et qui le met surtout en danger socialement. Car la statue n’est autre que celle du Fondateur du Réarmement Moral, une doctrine très stricte qui dicte toute l’organisation sociale de ce XXIIème siècle. Le moindre faux pas et votre appartement peut vous être retiré. Surtout quand un voisin a la gentillesse de dénoncer un écart de conduite ! Autant dire qu’avec sa tête de statue, Allen est dans de beaux draps. Mais pourquoi a-t-il commis ce délit ? Son subconscient lui jouerait-il des tours ?
Un roman inhabituel et classique...
Ce roman est à la fois très inhabituel et très classique dans l’œuvre de Dick. On retrouve des thèmes chers à l’auteur, comme par exemple l’oppression d’une société moralisatrice à l’extrême. Mais, l’humour sous-jacent tout au long du livre est assez surprenant pour un roman de Dick. Le côté extrême de certaines situations est presque absurde. C’est un peu comme s’il parodiait lui-même certaines de ses propres histoires. Une œuvre écrite au début de sa carrière et qui mérite qu’on s’y attarde.






